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Orton panique : l'arbitre lui montre la taille de l'aiguille, obligeant Cena et HHH à le contrôler.

Night Of Champions est le Pay Per View annuel où tous les championnats de la WWE sont en jeu. Quels sont les titres qui ont changé de détenteur ? Qui est le mystérieux partenaire de Chris Jericho ? Découvrez les résultats des matchs et les réponses à ces questions dans la suite !

En guise de préambule, je tiens à spécifier que mon système d'évaluation des matchs a quelques peu changé, menant à une notation désormais sur 20 au lieu de 10. Cela permettra notamment de mieux différencier un HBK / Undertaker à Wrestlemania 25 d'un King Of The Mountain Match dans la division X à Slammiversary. Le tout devrait aussi mener à des résultats plus sévères en raison des critères de jugement plus nombreux, soyez prévenus !

Championnat par équipe unifié : Chris Jericho & ? (C) / Priceless

Avant match, nous droit à un récapitulatif de ce qui est arrivé à Edge. Jericho en profite pour en remettre une couche sur le fait que la Rated-R Superstar n'était pas digne de lui. Voici donc désormais un nouveau partenaire qui devrait l'être, selon lui : le Big Show ! Lui et Y2J dominent les premières parties du match, faisant étalage de leur force et d'une complicité naissante. Un petit raté de Show, projetant Jericho sur leur adversaire, ne manquera toutefois pas de déclencher une huée massive de la foule. Une ruse des Priceless leur permettra de reprendre le contrôle du match, travaillant à tour de rôle sur un Chris Jericho qui prend soudainement... des allures de face, à tel point que la foule scande son surnom !

Globalement, les prises utilisées n'ont rien d'extraordinaire et on voit là un catch on ne peut plus classique des quatre participants. Show obtient le relai et est à son tour supporté. Je ne sais pas pour vous, mais cette atmosphère me perturbe quelque peu, alors que les champions ne changent pas un iota de leur attitude qui leur a permis d'obtenir des huées du public à maintes occasions. Mais c'est le risque d'organiser un match entre deux équipes heels : vous déréglez complètement les bases du catch moderne américain, et le public se sent obligé de trouver "son" favori ! Big Show obtient la victoire pour son équipe grâce à son Colossal Clutch qui suivait un Codebreaker de Jericho, Ted DiBiase abandonnant - trop - rapidement. Voilà, ceux qui avaient acheté Night Of Champions en partie pour connaître le nom du partenaire mystère ont eu droit à leur réponse avant même que le spectacle n'ait dépassé les cinq premières minutes. Etait-il judicieux de placer ce match en premier, sachant que l'apparition du Big Show comptait au final plus que le match en lui-même ?

Le top : Un match correct, et surtout une entente sur le ring déjà naissante entre Jericho et le Big Show. Les scénaristes ne savent probablement pas eux-mêmes quels plans réserver pour leurs champions par équipe actuels, mais le fait est que ces deux ont un certain potentiel. Et tant qu'on y est, si Dieu Jericho pouvait ranimer quelque peu le personnage de son nouveau partenaire, ce serait parfait !

Le flop : Étrangement, Y2J et Show étaient perçus comme des faces sur le ring. Quelque chose cloche par rapport à ce qui était prévu sur le papier. En dehors du suspense lié autour du partenaire de Jericho, le match a eu du mal à conserver l'intérêt suscité initialement...

Vainqueurs : Chris Jericho & Big Show ; Note : 10/20

Championnat de la ECW : Tommy Dreamer (C) / Christian

Tommy Dreamer va tâcher de défendre avec succès sa ceinture face aux fans de Philadelphie, qui ont été spectateurs - pour une partie d'entre eux - de la mythique ECW, la vraie ! Mais en face de lui se dresse Christian, qui se verrait bien une deuxième fois champion de la ECW en moins de six mois... Pour ma part, je n'attendais honnêtement pas beaucoup de ce match. La faute revient en partie à la construction du scénario, où la rivalité Dreamer / Christian passait quasiment au second plan derrière un Kozlov qui semblait devenir un candidat légitime au fil des semaines. Mais non, la dernière semaine avant ce Pay Per View, comme si de rien n'était, le russe est écarté alors que l'on se concentre de nouveau sur nos deux adversaires, mais pas sur le ring... Plutôt dans le cadre d'un Abraham Washington Show ayant toujours autant de mal à convaincre avec un contenu trop souvent insipide.

Peut-être que tout ceci combiné a finalement contribué à me réserver une bonne surprise face à la performance des catcheurs sur le ring. Et détrompez-vous, Christian ne porte pas le match sur ses épaules : le champion n'est pas en reste et y va de ses propres offensives de qualité. Une quantité de mouvements appréciables mais pas toujours simples à exécuter au point que les observateurs habitués détecteront quelques fautes de placement des deux catcheurs. Le tout est soudé par un public qui accroche quand il le faut, mais qui aurait aussi pu s'exprimer lorsque les catcheurs avaient besoin de soutien dans les phases de transition, se contentant alors de réactions timides. Christian engage son Killswith, mais se voit contré par son adversaire, qui s'apprête à exécuter son DDT... Seulement pour se faire à nouveau contrer avec un Killswitch ! Christian effectue le tombé et remporte la victoire. Après ce combat, Tommy Dreamer et Christian se serrent la main, l'ex-champion montrant tout le fairplay du monde en levant la main du vainqueur du jour devant la foule.

Le top : Christian égal à lui-même, à savoir excellent. Dreamer, pour sa part, a véritablement haussé son niveau de jeu et m'a étonné à plusieurs reprises, probablement boosté par la présence de quelques aficionados de la ECW originelle dans l'arène...

Le flop : Pour ma part, je déteste ce côté naïf du personnage de Tommy Dreamer qui, malgré et envers contre tout, parvient à pardonner l'attitude de son ami Christian de ces dernières semaines et le félicite après match. On a connu plus charismatique à la Extreme Championship Wreslting.

Vainqueur : Christian ; Note : 13/20

Championnat des USA : Kofi Kingston (C) / Carlito / Primo / Jack Swagger / MVP / The Miz

Big Show ayant désormais un titre plus intéressant à défendre, il ne se présentera pas à ce match. Primo, le frère de Carlito, fera office de remplaçant de dernière minute. J'ai peut-être raté quelque chose, mais je n'ai même pas vu une séquence en coulisses expliquant ce remplacement... S'il n'y avait vraiment rien, honte aux organisateurs, qui auraient donc pensé totalement inutile d'expliquer pourquoi un catcheur remplace un autre, sous prétexte que de toute façon il y en aura tellement sur le ring que l'on y verra que du feu... Le problème, c'est qu'il s'agit du Big Show, non seulement son absence ne peut que se faire remarquer, tout d'abord de par sa corpulence, mais le fait est qu'il était le dernier catcheur à être présent et lié à une véritable rivalité avec le champion, Kingston. Evan Bourne aussi écarté sans raison valable la semaine dernière, nous nous retrouvons donc avec un champion confronté à un mélange de deux autres confrontations et un autre catcheur qui n'a à priori rien à faire là, The Miz.

Pour le côté anticipation du match, vous l'aurez compris, c'est totalement raté. Néanmoins, sur le ring, on peut dire que le spectacle se voit offrir une très belle place. Grâce aux nombres de catcheurs présents, aucun temps mort ne peut se faire sentir. Les six participants tentent de briller chacun leur tour, mais certains se font bien entendu plus remarquer que d'autres... Et la palme revient aux heels du match, qui rendent les Kingston, Primo et MVP bien fades quant à leurs prestations. Ils auront bien l'occasion d'effectuer leurs prises patentées, mais le tout ne sera qu'épisodique face à l'omni-présence d'un Carlito, par exemple. Ce dernier mène en bateau son frère et feint de faire équipe avec lui avant de placer un Backstabber dès qu'une opportunité se présente. Malheureusement pour lui, Kingston veille et place un Trouble In Paradise mal anticipé, qui permettra toutefois au champion de consever sa ceinture. Il semblerait que l'on ait encore des plans pour le jamaïcain en tant que champion, du côté de la WWE !

Le top : Une action solide sur le ring de la part de chacun des acteurs de ce match. Le milieu de tableau de la WWE est toujours aussi éloigné de la division X de la TNA, mais on tend à s'en rapprocher avec le spectacle affiché ce soir !

Le flop : Une succession de mauvaises décisions du staff créatif ne peut  pas mener à un bon match, en dépit de tous les efforts des acteurs sur le ring. Tout d'abord, l'éjection d'Evan Bourne a pu laisser un goût amer dans la bouche de bien des fans. Ensuite, le Big Show, le seul homme en rivalité avec le champion, se retrouve lui aussi écarté du match suite à son association avec Chris Jericho. Nous nous retrouvons donc ainsi avec des catcheurs n'ayant rien à faire ensemble... Difficile pour moi d'y trouver alors un quelconque intérêt, et cela a considérablement influé mon appréciation du catch pratiqué durant ce match.

Vainqueur : Kofi Kingston ; Note : 10/20

Championnat féminin : Michelle McCool (C) / Melina

Avec un scénario inexistant et une exposition quasi-nulle pour les deux catcheuses ces dernières semaines, Melina et McCool vont-elles nous prouver qu'elles sont capables de nous offrir un bon spectacle sur le ring ? La championne ne perd en tout cas pas une seule seconde alors qu'elle profite vicieusement du placement de Melina lors de son entrée en scène (celle-ci effectuant un grand écart sur le bord du ring) pour délivrer un Dropkick. Néanmoins, cela n'a servi qu'à énerver un peu plus Melina, tandis qu'elle se jette sur son adversaire dès que la cloche sonne, prenant alors le contrôle sur le match. C'est une McCool étonnamment dominée que nous voyons alors là, plaçant uniquement une Belly To Belly Suplex et un violent DDT sur la barricade (récoltant quelques chants timides mais bel et bien existants "Holy shit !").

Il n'y a pas de temps mort, les deux actrices enchaînant les prises, mais pas toujours avec le plus grand succès. Toutefois, le tout est savamment construit pour que l'on puisse apprécier le spectacle. La foule, elle, tend à peiner à trouver de l'intérêt dans ce qu'elle voit, par contre... Dommage ! McCool effectue un tombé où elle exerce une pression suffisamment forte sur les jambes de Melina (cette dernière montrant au passage encore une fois l'étendue de sa souplesse) pour qu'elle puisse obtenir un compte de trois. Un match meilleur que leur précédente opposition sur le ring, mais avec un scénario cette fois-ci qui fait cruellement défaut à l'intérêt que l'on aurait pu porter au combat. Non, messieurs les dirigeants, ce n'est pas une bataille de maquillage qui permettra de justifier un match entre catcheuses. Même les américains-lambda ne sont pas tombés dans ce panneau-là...

Le top : Alors que j'étais l'un des plus fervents anti-McCool lorsqu'elle était face, son passage heel ne peut être désormais considéré comme un franc succès... Et ses progrès sur le ring n'ont pu que m'aider à changer d'avis sur son compte !

Le flop : Jericho, Dieu, si tu existes, fais en sorte que Melina attrape une laryngite, une bronchite, n'importe quoi qui puisse l'empêcher de crier systématiquement comme un primate à chacune des attaques, lors de son prochain combat. Cela rendrait le match bien plus agréable à suivre. Merci d'avance.

Vainqueur : Michelle McCool ; Note : 7/20

Championnat de la WWE : Randy Orton (C) / Triple H / John Cena

Le remake de Wrestlemania 24 a t-il quelque chose de plus à apporter que son aîné ? Cela dépend bien entendu des mouvements qu'ont travaillé les trois catcheurs, les règles du Triple Threat laissant l'opportunité de réaliser bien des séquences qui ne laisseraient pas les fans indifférents... Malheureusement pour nous, le début du match est d'un basique décourageant tant au niveau du script que du technique. Orton décide de laisser ses deux adversaires régler leurs comptes, mais Cena et Triple H ne semblent pas d'accord et ramènent rapidement le champion sur le ring pour travailler à deux contre un sur lui, à base de coups de poing et de coups de pied. Rien d'autre. Bon, ok, il y a eu un Running Bulldog de Cena. Rapidement, on se retrouve rapidement à des séquences en un contre un, le troisième larron se retrouvant désespérément à l'extérieur du ring soit-disant assomé par un coup, le tout durant un temps suffisamment long pour qu'il soit disqualifié dans un match aux règles classiques. Le Triple Threat permet en théorie de belles séquences, mais est aussi trop  souvent utilisé par la WWE comme une possibilité d'effectuer un roulement entre les acteurs, ce qui a de quoi frustrer. Je l'avais oublié, mais la fédération, bien sympathique, me l'a rappelé rapidement.

Malgré tout, on peut compter sur le savoir-faire des catcheurs qui, en dépit d'un niveau technique plutôt tristounet ce soir, savent y faire lorsqu'il s'agit de divertir les gens. Que ce soit par Cena qui prend un malin plaisir à jouer avec la foule, définitivement ancrée dans ses réactions mixtes face à lui, par Orton et ses mimiques sadiques ou encore un Triple H toujours là au bon moment... Mais un peu trop transparent le reste du temps. C'est ainsi que nous nous retrouvons dans une situation où Randy Orton se fait prendre dans les mailles d'un Sharpshooter que doit effectuer Triple H pour la première fois - et plutôt pas trop mal, au passage - de sa carrière,si je ne m'abuse, tandis que Cena en rajoute une couche avec un Crossface. Le champion ne peut tolérer longtemps la douleur et abandonne ! Qui est le champion ? L'arbitre hésite à se prononcer. Hésite. Hésite encore. Hésite trop longtemps, Priceless profitant de ce laps de temps pour envahir le ring et permettre à son leader de renverser la vapeur, grâce à un RKO sur Cena pour la victoire. Voilà une belle victoire controversée, où le champion a gagné tout en ayant perdu à un moment du match. Nous pouvons donc être sûrs qu'il y aura une suite à cela, menant probablement à un match entre Triple H et John Cena pour savoir qui affrontera le leader de la Legacy à Summerslam. Je mets un billet de 10 sur Cena, pour ma part. En attendant, on a de quoi se sentir franchement déçu par ce match...

En effet, un Triple Threat n'est-il pas censé permettre plusieurs spots à trois catcheurs ? Les seuls moments où HHH, Cena et Orton ont été vus ensemble sont au début du match pour une séquence coup de poing (sans double sens) et lors du passage controversé voyant Randy Orton abandonner. La WWE avait une occasion en or de nous offrir un remake de Wrestlemania 24 digne de ce nom avec cette fois-ci plus de temps d'antenne pour profiter de l'action, et tout ce que nous avons eu furent de mini-séquences à deux catcheurs répétitives, formant un combat de vingt minutes qui me parurent bien longues...

Le top : Le staff créatif a effectué le bon choix en laissant la ceinture au Legend Killer, ne tombant pas dans le piège facile de l'avis populaire.

Le flop : Triple H a pour habitude de s'arranger un tant soit peu pour rendre les matchs auxquels il participe regardable, et j'ai l'impression qu'il a décidé cette fois-ci de livrer Cena et Orton à leurs propres sorts. Tout ça a peut-être néanmoins fonctionné avec les jeunes spectateurs. Pourtant, ce ne fut rien d'autre que du réchauffé et l'œil avisé n'a pas été dupe : voilà peut-être l'un des plus mauvais Triple Threat de l'histoire de la WWE, tout du moins en terme de préparation. Et si cette étape manque, le reste aura beau être présent, je ne suis plus pour ma part.

Vainqueurs : Randy Orton ; Note : 9/20

Championnat des Divas : Maryse (C) / Mickie James

De même que leurs consœurs de Smackdown, on ne peut pas dire que l'attente autour de ce match soit énorme, la faute à un scénario complètement mis en retrait. Et ce n'est certainement pas le coup du spray de la championne qui a pu relever les enjeux... Pour ainsi dire, rien ne viendra relever le niveau, pas même les capacités sur le ring de Mickie James, étonnament cantonnée à des attaques basiques. Sachant que son adversaire n'aura pas non plus l'occasion d'être mise en avant, nous obtenons un match incroyablement insipide, dont l'apogée technique est constituée par une Camel Clutch. Je ne voudrais pas trop insister sur d'éventuels parallèles avec le match Morasca / Sharmell de la TNA, mais voilà au moins un point commun.

Au final, c'est Mickie James qui obtient le dernier mot, alors qu'elle contre la tentative de DDT de sa rivale en un autre DDT. Après Michelle McCool, voici la deuxième catcheuse à avoir obtenu les deux ceintures de sa division. Pour le reste, j'aime à penser que les deux catcheuses n'ont pas eu le temps de préparer leur match, ou que l'une d'elles était sévèrement blessée. Autrement, cela serait plutôt grave, montrant le peu d'implication des deux participantes pour ce Pay Per View... Un match à oublier, et vite !

Le top : 5 titres remportées par James, Trish Stratus n'est plus si loin ! Un palmarès amplement mérité pour le travail accompli par l'une des "anciennes" de sa fédération.

Le flop : Si l'on se souviendra peut-être du nombre de titres acquis par Mickie James, on ne se souviendra certainement pas de sa performance et de celle de son adversaire, transparentes au possible...

Vainqueur : Mickie James ; Note : 3/20

Championnat intercontinental : Rey Mysterio (C) / Dolph Ziggler

La mise en avant impressionnante de Dolph Ziggler se conclura t-elle par le gain d'un premier titre en solo ? Après un scénario certes basique mais très bien développé, aidé par quelques main events des deux acteurs, voici peut-être l'un des matchs les plus attendus de la soirée, si ce n'est le plus attendu. D'ailleurs, sa place en avant-dernière position de la carte ne nous trompe pas sur les intentions des organisateurs. Le championnat intercontinental retrouve sa place ! Si le challenger n'a pas le niveau technique d'un Jericho, il sait tout du moins se montrer digne de son adversaire, affichant une agressivité liée à un travail au sol énervant à souhait, montrant qu'il réussit parfaitement ce pourquoi il est présent. Mysterio, pour sa part, subit souvent les attaques rudes de son adversaire, mais contre dès qu'il le peut grâce à son agilité impressionnante. Il ratera bien un Hurricanrana durant les premières minutes, mais la prise est rapidement rattrapée grâce à une belle réactivité de Ziggler. Ce sera là la seule faute technique du match ! Si la suite n'est pas aussi risquée, elle est suffisamment divertissante pour réveiller une foule qui tendait à s'endormir trop profondément jusqu'alors.

Rey Mysterio enchaîne son combo 619 / Springboard Splash admirablement bien vendu par son adversaire pour remporter la victoire et surtout pour conserver sa ceinture. Finalement, il semblerait que l'on ait opté pour la sagesse du côté de la WWE en laissant - pour le moment du moins - le titre à Mysterio. Ziggler impressionne certes, mais à trop vouloir tout lui donner rapidement, il pourrait bien se brûler les ailes. Faisons de ce type une star, mais pas en deux mois ! Il a 29 ans et encore quelques rivalités devant lui avant qu'il puisse réellement confirmer.

Le top : Le rôle de Ziggler vient d'aboutir ce soir à un subtil mélange d'attitude, de charisme et d'agression qui fait qu'il ne peut laisser indifférent un fan. Il a beau ne pas être un grand catcheur sur le ring, il a su se montrer digne des espoirs que Vince McMahon avaient placé en lui pour le moment !

Le flop : Un Mysterio qui fait la part belle à son adversaire est aussi un Mysterio un peu moins plaisant sur le ring. Ses différentes attaques à haute voltige se comptent sur les doigts d'une main... On ne peut pas tout avoir !

Vainqueur : Rey Mysterio ; Note : 14/20

Championnat du monde poids lourd : CM Punk (C) / Jeff Hardy

Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que cela sent l'évènement majeur à plein nez, alors que ce match a lieu assez étonnamment en dernier, prenant le rôle de main event de Night Of Champions ! CM Punk a effectué une excellent promo en début de soirée face aux fans de Philadelphie, accusant les parents de la salle de mal jouer leur rôle face à leurs enfants prenant dangereusement exemple sur Jeff Hardy. Je ne l'aurais pas cru possible jusqu'alors, mais on a réussi à entendre des huées sur un catcheur disant non à la drogue. Tout est question de contexte... Le match, pour sa part, offre une multitude de renversements de situation, donnant malgré tout l'avantage global au champion. Ce dernier interagit régulièrement avec la foule par l'intermédiaire d'expressions faciales que l'on n'avait plus vu depuis... Son passage à ROH ? C'est un CM Punk sûr de son fait, pronant à l'avance la réussite de ses coups que nous avons là ce soir. A côté, Jeff Hardy, bien que récitant parfaitement sa gamme catchesque, aurait tendance à paraître fade...

La Straightedge Superstar réussit alors à placer son GTS, mais Hardy lève miraculeusement une épaule dès le compte de deux ! Le champion aura beau tenter le tombé deux nouvelles fois, rien n'y fera : Hardy n'a pas dit son dernier mot. Par contre, CM Punk semble l'avoir prononcé alors qu'il décide de plier bagages et de quitter le ring, laissant Hardy à son propre sort. Le challenger ne l'entend pas de cette oreille et ramène le champion sur le ring ! Plutôt fâcheux, cette habitude de rendre systématiquement les heels de moins de 150 kilos lâches et fuyards... Quasiment dans la foulée, l'Extreme Enigma parvient à exécuter un Twist Of Fate suivi d'un Swanton Bomb... Pour la victoire ! Cette fois-ci, rien ne viendra interrompre dans la foulée son règne, Jeff Hardy détient bel et bien la ceinture de champion du monde poids lourd ! Pour le moment, tout du moins...

Le top : Jeff Hardy champion, voilà une belle surprise que nous a concocté la WWE. Cela va d'autant plus ranimer la polémique autour d'une éventuelle reconduite du contrat du principal concerné... Alors, restera, restera pas ? Il vous faudra suivre les prochains épisodes pour tenter de trouver la réponse. Brillant de la part du staff créatif !

Le flop : Toujours pas d'attitude franchement heel de la part de la Straightedge Superstar. Pourtant, on semble avoir enterriné l'évolution de son personnage depuis trop longtemps pour pouvoir espérer le franchissement d'un cap supplémentaire. CM Punk est donc heel parce qu'il mène une vie saine. Y voyez-vous une quelconque logique ? Les fans de Jeff Hardy à Philadelphie, eux, oui.

Vainqueur : Jeff Hardy ; Note : 11/20

Conclusion

Un Pay Per View tout juste moyen qui aurait pu mériter un peu plus que la moyenne si l'on s'en tenait à ce qui était affiché sur le ring. Mais une très mauvaise préparation de la majorité des matchs aura constitué un obstacle trop élevé pour les catcheurs. Ajoutons à cela un public de Philadelphie toujours très exigeant, et cette fois-ci plus indifférent que critique face au spectacle affiché et vous obtenez une organisation à revoir. Les matchs à retenir concernent la ECW et Smackdown, dont les deux principaux combats ont eu lieu en dernier. Serait-ce le signe d'une certaine prise de conscience des dirigeants ? Réponse à Summerslam le 23 août !

Note générale : 10/20

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