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Notons le professionnalisme d'Orton qui a été jusqu'à se tatouer une grille sur le corps pour l'occasion

Hell In A Cell. Un type de match au passé glorieux et à la réputation faisant frémir d'impatience les fans et de terreur les catcheurs. La WWE a donc décidé de capitaliser là-dessus en organisant pas moins de trois combats sous cette cage dantesque... Quels sont les résultats de ce tout nouveau PPV ? Ce nouveau concept a su établir l'impact espéré ?

Hell In A Cell Match pour le championnat du monde poids lourd : CM Punk (C) / Undertaker

Alors que l'Undertaker a su se montrer très persuasif envers Theodore Long pour obtenir un autre match face à CM Punk, la question est de savoir si le jeune champion à une chance d'une part, et si le Phenom va tenir le coup physiquement d'autre part. On notera le choix étonnant du pôle créatif de démarrer le show avec ce match, mais on peut comprendre la volonté de répartir les différents Hell In A Cell le long de la soirée, afin d'éviter l'impression de répétition.

Quoi qu'il en soit, il faut admettre que le staff créatif a bien rebondi sur ce pseudo-Montreal Screwjob de Breaking Point, développant un scénario de qualité en seulement trois semaines d'exploitation à travers lequel on regrettera seulement que le point de vue de CM Punk n'ait pas été plus développé, laissant planer soit un suspense soit un manque total d'idées à l'égard du champion en titre. Ce match ouvre donc le bal de cette soirée, celui-ci démarrant avec une forte domination de l'Undertaker jusqu'au moment où Punk parvient à pousser les marches d'escalier sur un des genoux de son adversaire, faisant basculer l'ascendant en sa faveur. Globalement, le rythme est élevé, les contres bien placés, le public répond présent, mais un problème persiste. Mis à part la cage en elle-même pour quelques "poussettes", les stipulations du match sont loin d'être utilisées à fond. On se limite à se qui aurait pu être un No Disqualification Match avec seulement deux usages de chaise.

Pour le reste, il ne fallait pas s'attendre à un combat technique dans cette énorme cellule, et l'Undertaker et son rival se contentent de réciter les mouvements principaux de leur répertoire. Chokeslam, puis Tombstone pour la victoire de l'Undertaker en une dizaine de minutes tout juste. Je ne sais pas pour vous, mais je n'ai pas l'impression d'avoir assisté à un Hell In A Cell. Dommage, la WWE vient de gâcher l'une de ses plus grosses cartouches de la soirée... Si Mark Calaway n'est pas en mesure d'effectuer de longs matchs pour le moment, autant ne pas lui donner la ceinture. Il avait pu faire illusion à Breaking Point, moi-même ayant écrit qu'il semblait être en forme. Mais dans un combat comme celui-ci, le Phenom pouvait difficilement se cacher et les faits sont là : il n'a pas encore totalement récupéré. D'ailleurs, le peut-il encore ? La question mérite de se poser alors qu'un match comme celui-ci a vu son potentiel sévèrement revu à la baisse... Vous l'aurez compris, ma déception est à la hauteur de mes espérances envers ce match, et le moins que l'on puisse dire est qu'elles étaient élevées. Pourtant, à la vue de ma note, on pourrait se dire que le combat n'était pas si mauvais. Et ce fut le cas en soi, puisque mis à part le plan technique en-deçà du talent des deux catcheurs et la courte durée du match, le fait est que le spectacle était au rendez-vous. Mais que voulez-vous, nous aurions-pu avoir là un affrontement dantesque candidat au match de l'année, pour obtenir finalement un amuse-gueule de Pay Per View !

Le top : Rien que la présence de l'Undertaker a été un plus à ce match, et la conséquence directe fut la réaction positive du public. Cela peut vous sauver un match du désastre, accessoirement...

Le flop : Onze minutes. C'est le temps qu'il faut pour vous enlever toute crédibilité d'un champion heel. Punk aurait pu perdre avec les honneurs, mais les scénaristes n'avaient vraisemblablement pas les outils nécessaires pour développer un match correct... La faute à un Taker pas encore à 100% ? Si c'était le cas, autant lui laisser le temps nécessaire et le remplacer par un Matt Hardy qui n'aurait pas mieux demander que de "venger" son frère.

Vainqueur : Undertaker ; Note : 11/20

Championnat intercontinental : John Morrison (C) / Dolph Ziggler

L'éternel challenger passera t-il un cap ce soir, signifiant au passage la fin d'un règne plutôt court pour le Shaman Of Sexy ? L'organisation de cette rivalité, la faute à la suspension de Rey Mysterio, pose en effet litige vis-à-vis des deux catcheurs de ce match. Soit Ziggler l'emporte, et dans ce cas Morrison n'aura pas vraiment pu profiter de son règne, soit celui-ci conserve son titre et Ziggler aura perdu ce qui semble être un nombre trop important de matchs de championnat. Afin de sauver leur crédibilité respective, il est donc impératif que les acteurs jouent une partition sans faute ce soir !

Pourtant, le match débute de la mauvaise manière, sur un faux-rythme frustrant sachant ce que peuvent faire ces deux-là. La faute notamment à un combat exclusivement terrestre sans pour autant apporter l'intensité nécessaire, malgré les efforts apparents du challenger. Le public ne répond que timidement et plus les minutes passent plus l'on se dit que ce match sera une nouvelle déception... C'était sans compter sur le réveil de John Morrison, élevant nettement le rythme des attaques. Et, sachant que Ziggler ne se laisse pas facilement faire, celui hausse considérablement son niveau de jeu, le tout donnant de multiples attaques explosives ! Comme par magie, le public se réveille face au spectacle offert alliant ravissement technique et rebondissements chaotiques. Le Shaman Of Sexy a le dernier mot avec son Starship Pain, et nos seuls regrets pourront être que le match n'ait pas eu ce brin de folie sur les quinze minutes de combat et que le scénario n'ait pas été mieux développé...

Essaie encore, Dolph. Trois tentatives, trois échecs. Fort heureusement, pour le perdant du jour, le match fut agréable à regarder et il ne subira pas de préjudice majeur avec cette nouvelle défaite. Néanmoins, je suis curieux de connaître la suite des évènements : Ziggler va t-il passer à autre chose, et si oui quoi, ou autrement comment justifier la conservation de son statut de challenger n°1 ? Morrison, pour sa part, a obtenu le droit de briller un peu plus loin avec cette ceinture prestigieuse autour de la taille. Nous ne pouvons qu'espérer que son prochain adversaire, s'il n'est pas Ziggler, soit à la hauteur !

Le top : L'avenir de la WWE, tout simplement. Peut-être pas nécessairement dans le main event de la compagnie systématiquement, mais il faudra assurément compter avec Morrison et Ziggler à l'avenir. Je suis conquis !

Le flop : Pour une fois, je vais dire que le match a été trop long. Oui, on va probablement penser que je ne sais pas ce que je veux, mais laissez-moi le temps de m'expliquer. Lorsque vous prenez le temps de développer l'intensité d'un combat pour finir en apothéose en débutant le combat au sol avec de longues prises de soumission, des observations, de timides attaques, il faut que l'affrontement raconte une histoire en parallèle sur le ring, et il n'en fut rien. Les cinq premières minutes n'étaient pas loin d'être ennuyeuses et c'est en ce sens que les 11 minutes suivantes m'auraient nettement suffi !

Vainqueur : John Morrison ; Note : 12/20

Championnat des Divas : Mickie James (C) / Alicia Fox

Alicia Fox tente désormais sa chance face à une Mickie James qui ne semble pas en odeur de sainteté notamment après une défaite face à Beth Phoenix. Bien que le scénario entre les deux catcheuses n'était presque pas développé, nous pouvons apprécier l'effort d'avoir centré la division sur ces deux personnes durant ces dernières semaines au lieu d'effectuer de multiples matchs par équipes entre Divas assez brouillons...

Beaucoup ont critiqué le choix des scénaristes de placer Alicia Fox si haut dans sa division, mais le fait est que je suis plutôt d'accord - pour une fois - avec eux. Tout d'abord, une division constituée de moins de dix personnes a un besoin cruel de rotation pour éviter toute lassitude. Oui, Mickie James aurait pu affronter Beth Phoenix par exemple. Mais cela aurait été déjà vu, et la réédition de cette rivalité potentielle mériterait d'attendre un Pay Per View plus prestigieux. Enfin, Alicia Fox est loin d'être dénuée de talent. Il suffit pour ça de regarder son premier match avec DJ Gabriel en 2008 à la ECW et ce combat-là pour s'en persuader. A 23 ans, cette jeune demoiselle est déjà d'un niveau technique supérieur à bien des Divas de la WWE ! Dans cette optique, laissons-lui l'opportunité d'une exposition élevée, sachant que ce ne sera que sur le court terme actuellement...

Et à vrai dire, la performance des deux catcheuses, bien que loin d'être transcendante, ne déçoit pas. Le tout débute avec une agressivité - dans le bon sens du terme, rien à voir avec l'agressivité aperçue entre Maryse et James - donnant du tonus au match... Ou tout du moins aurait du, puisque le public n'y est absolument pas réceptif. La faute à un scénario en demi-teinte ? A la baisse générale de popularité du catch féminin ? Quoi qu'il en soit, l'arène est plutôt silencieuse, et cela nuit considérablement à l'appréciation du match. Dommage, car ce n'est pas toutes les semaines à Raw que nous pouvons apprécier un combat de Divas amenant quelques notions techniques et de spectacle. Il en aurait malgré tout fallu beaucoup plus pour gagner l'intérêt de tous, et ce n'est pas en tout juste 6 minutes que les catcheuses y parviendront... Surtout avec un final raté où Alicia Fox aurait bien pu y laisser sa nuque.

Le top : Un combat où l'on voit autre chose que des tirages de cheveux ou des ruées dans les cordes ? Y a pas à dire, les Divas sont en progrès en Pay Per View.

Le flop : Plus de peur que de mal, Fox sort du ring sans aide suite à ce DDT affreusement raté.  Difficile toutefois de savoir à qui jeter la pierre : Fox effectue-elle sa pirouette trop tard ? James n'a t-elle pas assez pris d'appuis ? Quoi qu'il en soit, vis-à-vis du public, la seule coupable ne saurait être que Mickie James, et celle-ci ferait bien de se remettre en question rapidement, les dirigeants ne vont pas éternellement lui faire confiance malgré son statut et après une erreur comme celle-ci qui fait suite à la terrible fin de son match contre Gail Kim à Raw, ses jours en tant que championne pourraient s'en retrouver comptés !

Vainqueur : Mickie James ; Note : 8/ 20

Championnat par équipes : Chris Jericho & The Big Show (C) / Rey Mysterio & Batista

Si le match bénéficie d'un certain prestige sur le papier, sa construction n'a pas tiré profit de l'absence de Rey Mysterio qui ne pouvait effectuer son retour de suspension avant ce dimanche. Ce fut donc un Batista esseulé - et qui paradoxalement ne semblait pas souffrir de la supériorité numérique de l'adversaire - qui dut faire face aux champions, eux-mêmes étant aussi occupés par le tandem MVP & Henry à Raw. Autrement dit, difficile de se concentrer sur ce match avec aussi peu d'importance accordée !

C'est d'autant plus rageant à la vue de la performance des deux équipes impliquées qui m'ont pour le moins impressionnées. Elles en ont en effet affiché non seulement une complémentarité au sein de leur tandem mais aussi face à l'adversaire. Les différentes combinaisons possibles entre Jericho, Show, Batista et Mysterio ont toutes offertes des passages sympathiques avec plusieurs clins d'oeil à leurs rivalités passées. Le niveau technique affiché était plutôt élevé, les poids lourd montrant aussi leurs talents. Les fans ont apprécié à juste titre ce qu'ils ont vu, mais pas au point de supporter les heels du match. Mais les multiples rebondissements, surtout lorsqu'on s'est approché de la fin du match, n'a jamais laissé indifférent les spectateurs, que les attaques soient à mettre à l'égard des challengers ou des champions.

Ces derniers parviennent d'ailleurs à conserver leur bien grâce à un Knockout Punch tonitruant du Big Show sur un Mysterio qui s'élançait en Springboard. Reverra t-on les mêmes challengers durant les semaines à venir, ou bien le duo Batista / Mysterio n'était voué qu'à être utilisé sur le court terme ?

Le top : Un Batista tout à sa place au sein de la division par équipe, se rappelant aux bons souvenirs de l'efficacité de son duo avec Ric Flair et son partenaire du jour par le passé qui ont contribué à sa popularité.

Le flop : Quelle dommage que le scénario, probablement la faute à l'absence de l'Ultimate Underdog, n'ait pas été plus développé que ça. En-dehors de cet aspect, nous aurions pu assister à l'un des meilleurs matchs par équipe de l'année... J'espère que l'on reverra bientôt ces quatre-là à l'action dans de meilleures circonstances !

Vainqueurs : Chris Jericho & The Big Show ; Note : 12 / 20

Hell In A Cell Match pour le championnat de la WWE : John Cena (C) / Randy Orton

Quatrième opposition entre John Cena et Randy Orton, cette fois-ci dans l'inévitable Hell In A Cell étant donné la thématique du Pay Per View. Cette rivalité se dirigeant vers sa fin, il semble logique que l'un des deux catcheurs devra subir un coup suffisamment dur pour l'écarter un petit bout de temps du main event... Qui aura cet honneur ? Par rapport à l'opposition entre l'Undertaker et Punk, on peut déjà dire que la cage a un rôle plus important à jouer. D'autres objets sont même impliqués, mais à un ratio toujours incroyablement faible pour un combat où tout est permis. Orton est-il devenu soudainement si confiant qu'il peut se passer de toutes les armes cachées sous le ring ? Après son I Quit Match pourtant, j'aurais pris mes précautions pour ma part...

Le public réagit en tout cas positivement à ce qu'il voit, et ce n'était pourtant pas gagné en raison des quelques longueurs qui ont parsemé ce combat. Celles-ci étaient malgré tout nécessaires si l'on voulait conserver l'aspect psychologique élevé régulièrement de mise depuis la dernière évolution du rôle psychotique du Legend Killer. Cette même évolution a entraîné une chute de son niveau technique, bien en-deçà de son potentiel. Et face à un Cena toujours limité aux mêmes prises, même à l'intérieur de cette cage, ça n'arrange pas nos affaires. Voilà une raison de plus pour utiliser plus d'armes à l'avenir !

Mis à part cette aspect, force est de constater que le spectacle est de mise. Encore heureux diront certains, étant donné le calibre des deux stars impliquées. Le leader de la Legacy l'emporte assez étonnamment dans un fin assez douteuse, où il était censé étrangler Cena - à en croire les commentateurs - tandis qu'il était clair qu'il appliquait un simple Chin Lock, prise d'école que l'on vous apprendra pour immobiliser un adversaire, rien de plus... Le champion évanoui quelques instants, Orton en profite pour se placer idéalement pour un Punt Kick, là aussi raté puisque l'on voit clairement avec l'angle de la caméra que la botte du challenger ne touche pas le visage de son adversaire.

Orton champion, cela veut-il dire que cette histoire n'est pas terminée ? Mais qu'attendent les scénaristes pour développer de nouvelles stars dans le main event ? Ne me dites pas qu'Orton et Cena vont s'affronter jusqu'à la fin de l'année...

Le top : Les qualités du match de Breaking Point se retrouvent ici : une histoire racontée à l'intérieur du match, du spectacle, des rebondissements...

Le flop : Un final complètement raté, de l'exécution du Punt Kick au réveil "prématuré" du champion déchu, à travers lequel les deux catcheurs détruisent une grosse partie des efforts fournis auparavant.

Vainqueur : Randy Orton ; Note : 11 / 20

R-Truth / Drew McIntyre

Affrontement officialisé à la dernière minute oblige, 95% des fans présents dans l'arène ont du apprendre sur le tas l'organisation de ce match. Ce n'est jamais un bon choix de manière générale et l'entrée en scène de R-Truth, d'habitude permettant assez aisément de chauffer la salle, n'a pas eu cette fois-ci l'effet escompté. La rivalité étant elle-même située dans le bas de tableau de Smackdown, comment voulez-vous alors éviter un échec cuisant ? Il n'y a plus qu'à espérer que les acteurs feront de leur mieux sur le ring pour minimiser les dégâts d'un combat certainement préparé à la hâte la veille...

Bon, c'est raté. Aucune cohérence dans la progression du match jusqu'à l'exécution du Double-Arm Underhook DDT de McIntyre pour la victoire de ce dernier en cinq minutes. Finalement, peut-être bien que le combat a été complètement improvisé, et j'aurais pour ma part préféré voir un segment en coulisses faisant progresser une autre rivalité que cette opposition, si c'était juste pour combler les quelques minutes manquantes du show. Oui, j'aurais même préféré un combat en coulisses entre Melina et McCool, pour ainsi dire.

Le top : Une victoire certes attendue mais importante pour la seconde carrière de Drew McIntyre au sein de la WWE...

Le flop : ...Mais espérons que son mauvais match ne joue pas en sa défaveur si rapidement !

Vainqueur : Drew McIntyre ; Note : 3 / 20

Champions des USA : Kofi Kingston (C) / The Miz / Jack Swagger

Qui aura le dernier mot dans ce scénario où chaque protagoniste s'est vu "offrir" la ceinture pendant une semaine et à travers lequel Evan Bourne a connu son lot de défaites ? Le staff créatif a peut-être fait des essais afin de savoir à qui le titre de champion des USA allait le mieux, vérifions désormais vers qui s'est porté le choix. Après le précédent match, c'était quitte ou double en ce qui concerne l'ambiance dans l'arène. Malheureusement pour les catcheurs, la salle s'est endormie aux trois quarts depuis la victoire de l'écossais. Plutôt dommage lorsqu'on voit les efforts fournis par Swagger, Miz et Kingston qui ont à l'évidence travaillé ensemble plusieurs séquences.

Les combinaisons sont en effet multiples, les heels s'alliant dans un premier temps contre le champion avant que Miz, le plus en vue jusqu'alors, ne trahisse son partenaire doublement américain. L'ancien champion par équipe enchaînera plusieurs de ses prises patentées avant de subir le courroux d'un Swagger revanchard et à son tour dominateur. Kingston paraît forcément discret dans cette affaire et, mis à part, trois opportunités, il ne passera pas à l'offensive. Malgré ce déséquilibre, le spectacle est présent et, même si la foule n'en donne pas l'impression, on ne s'ennuie que très rarement. Le jamaïcain parvient envers et contre tout à conserver son titre alors qu'il place son Trouble In Paradise sur un All-American American qui semblait avoir fait le plus dur en utilisant sa prise de finition sur Mizanin. Apparemment, la ceinture va toujours aussi bien avec du jaune et vert...

Le top : Ce Triple Threat a été assez bien exploité, offrant d'assez nombreuses combinaisons différentes malgré la courte durée du match (à peine 7 minutes)

Le flop : Pour ma part, une certaine lassitude me gagne concernant le règne de Kingston qui n'arrive pas à élever son statut malgré la longévité de son règne. Je ne sais pas si c'est son finisher qui perd de l'impact au fil du temps à mes yeux ou un manque d'exposition de la division dû à la faible créativité des scénarios mis en place, mais je n'accroche plus vraiment au catcheur ces derniers temps...

Vainqueur : Kofi Kingston ; Note : 10 / 20

Hell In A Cell : D-Generation X / Legacy

Voilà bien un main event qui a de quoi surprendre, surtout que la rivalité entre les deux équipes, bien qu'exposée, n'a pas toujours eu des allures de scénario principal de Raw. Quoi qu'il en soit, les scénaristes (ou la paire HHH / HBK, peut-être ?) a fait son choix : Legacy recevra les honneurs de terminer une nouvelle fois un Pay Per View après le Backlash de cette année. Si je regarde ma montre, il semblerait que le combat soit qui plus est assez long, puisqu'il reste un peu plus de 30 minutes avant la fin du spectacle. Nous aurait-on préparé une belle surprise ? En tout cas, les catcheurs ne perdent pas de temps : D-Generation X à peine descendu de la rampe d'entrée que Legacy surgit par derrière et attaque leurs rivaux de ces derniers mois. Alors que la cage est prête, les quatre acteurs s'attardent tout autour, même au sein de la foule, donnant lieu à une répétition de leur combat à Breaking Point. Pourquoi pas, mais sachant que les Hell In A Cell précédents n'ont pas forcément exploités au mieux les possibilités de la stipulation, il ne faudrait pas abuser non plus !

Mais au final, on nous offre une surprise de taille, à savoir un 2 on 1 Handicap Hell In Cell Match déguisé, puisque Triple H est rapidement rendu dans l'incapacité de bouger suite à un combo double DDT / Cross Rhodes sur la rampe d'entrée, permettant à Legacy de s'enfermer seuls avec Shawn Michaels pendant un bout de temps. La suite n'est certainement pas une prouesse technique, mais elle apporte une intensité indéniable au match à travers lequel on se demande comment Triple H peut venir sauver son partenaire d'une défaite prenant des contours de plus en plus certains. Le public n'accroche que par séquences à cette partie, mais le retour salvateur du Game avec une pince coupante libèrera véritablement les cordes vocales des fans présents. Pour ma part, j'aurais préféré que ce soit grâce à un Pedigree du sommet de la cage, mais on fera avec. On ne profitera pas longtemps du rééquilibrage des camps, D-Generation X inversant la tendance assez rapidement en se débarrassant de Ted DiBiase, finissant le travail sur un pauvre Cody Rhodes subissant un combo Sweet Chin Music / Sledgehammer pour la victoire des vétérans. Du spectacle, de l'intensité, une foule qui se fait entendre, voilà de bons ingrédients pour un bon match ! Ajoutons à cela le scénario solide mis en place faisant suite à deux premiers beaux combats entre les deux équipes, et nous pourrions vraiment penser assister à un des meilleurs matchs de l'année... Mais c'était sans compter que le potentiel initial du Hell In A Cell, certes un peu plus exploité que précédemment, n'était toujours pas à la hauteur du passif de ces matchs.

Le top : Cette rivalité a été placée sous le signe de l'originalité. Pas toujours parfaite, mais elle fait du bien dans cette WWE qui tend à dormir sur ses lauriers dernièrement. Vivement l'éclosion de la nouvelle génération !

Le flop : Un vrai-faux main event, pas forcément placé de manière idéale à la vue du déroulement du match. Qu'est-ce qui, au sein de ce combat, justifie son placement après le championnat de la WWE, par exemple ?

Vainqueurs : D-Generation X ; Note : 13 / 20

Conclusion

L'ordre des matchs a de quoi surprendre dans un premier temps. Après tout, l'Undertaker qui ouvre le bal d'un Pay Per View n'est pas un fait commun. Pourtant, avec la répétition de la stipulation du Hell In A Cell, il y avait danger de lassitude auprès des fans, il était donc nécessaire de les répartir intelligemment avec un match d'interlude entre les deux derniers. Evidemment, ce combat en question aurait forcément pâti de ce positionnement, et c'est pour le coup McIntyre qui en a fait les frais. Quitte à y perdre, les scénaristes auraient pu placer le championnat des Divas à la place du match entre l'écossais et R-Truth... L'opposition DX / Legacy, placée en main event, est toutefois difficilement justifiable. Certes, à la vue du match, ce fut assez mérité. Mais comment expliquer qu'une rivalité de milieu de tableau de la division par équipes soit privilégiée par rapport aux deux championnats majeurs de la fédération ? Et c'est là que le bât blesse, alors que l'on se rend compte que quelque soit l'ordre du match, un élément aurait toujours cloché. La faute en revient principalement au concept-même du Pay Per View, trop centré sur un type de match. Deux éditions d'un Hell In A Cell aurait été l'extrême limite que n'a pas osé franchir par exemple le No Way Out de cette année avec ses Elimination Chamber. A moins d'avoir sous la main suffisamment de talent et de contribution pour prétendre fournir autant de matchs de qualité, il aurait mieux valu se passer de la stipulation liée à la cage pour au moins la rivalité entre Taker et Punk. Ce match-là d'ailleurs a relevé la précipitation dans le retour du nouveau champion du monde poids lourd qui n'augure rien de bon pour la suite.

Autrement, le show a été étonnamment homogène, mais seulement pour prétendre à un niveau honorable. L'excellence ne pouvait être atteinte avec des matchs comme McIntyre / Truth et globalement des scénarios toujours aussi peu développés pour les rivalités qui ne concernent pas le main event. Qui a soufflé au sein des dirigeants que les fans se moquaient des catcheurs qui n'étaient pas liés par un match à l'Undertaker, John Cena ou Triple H ? Le prochain Pay Per View n'étant pas un évènement majeur, la compagnie risque de traverser une petite période de crise, avec son lot de remises en question. La TNA n'en demandait pas tant alors que son Bound For Glory approche à grands pas !

Note générale : 11/20

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