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Qui a dit que les Power Rangers étaient finis ?

Bragging Rights devait déterminer qui de Smackdown ou Raw était la branche dominante de sa fédération. Comment ça, ça n'intéresse personne ? Bon, vous pourriez faire semblant au moins... Car promis, de bonnes choses couvent derrière ce Pay Per View !

John Morrison / The Miz

Qui est le Marty Jannetty des Miz & Morrison ? Sous ce scénario "ul tra-développé", la WWE nous offre toutefois une affiche à elle seule fort intéressante entre les anciens champions par équipe, John Morrison et The Miz. Connaissant leur excellent combat datant de leur appartenance à la ECW, nous sommes en mesure d'attendre un combat au moins aussi bien, sachant que nous sommes cette fois-ci en Pay Per View...

Cet affrontement est bien différent de leur précédente confrontation, Morrison étant devenu un face apprécié du public tandis que le Miz a considérablement développé son interaction avec la foule. Ce combat est donc beaucoup moins technique que ce que à quoi nous aurions pu nous attendre, mais l'aspect spectacle du catch y est considérablement avancé.

Le tout donne un match d'ouverture de Braggin Rights très honorable, bien que manquant d'un brin de folie que sont capables d'apporter pourtant ces deux catcheurs. Si le scénario avait été un tant soit peu plus développé, avec un réel enjeu à la clé, l'intensité aurait pu être tout autre... Mais ne nous plaignons pas, nous assistons là à un match de qualité avec deux jeunes catcheurs décidément plein de promesses... Au final, le Chick Magnet l'emporte à la surprise de tout le monde alors qu'il contre le Starship Pain de son adversaire, l'envoyant valser depuis la troisième corde. Ce résultat (et la façon cela est arrivé) posera problèmes à certains, et il est vrai qu'une victoire claire et nette était plutôt dispensable dans cette affaire...

Le top : Miz et Morrison ensemble ou l'un contre l'autre, voilà une association toujours pleine de promesses. En dépit d'un scénario pas assez poussé, le fait est que les deux catcheurs se connaissent parfaitement et sont capables de sortir un combat de qualité qui, j'en suis sûr, n'a pourtant pas été pleinement préparé ce soir...

Le flop : Faire perdre Morrison de façon claire et nette, voilà peut-être une décision qui va coûter cher à la crédibilité du Shaman Of Sexy. Le Miz ne demandait qu'à être encore plus détesté en obtenant le dernier mot par tricherie, dans cette affaire !

Vainqueur : The Miz ; Note : 11/20

Beth Phoenix, Michelle McCool & Natalya / Kelly Kelly, Melina & Gail Kim

A la WWE, les gentilles Divas se situent à Raw tandis que les moins gentilles ont trouvé refuge à Smackdown. C'est tout du moins l'image véhiculée à travers ce match par équipes ont l'équipe de la branche - pour le moment - principale est exclusivement composée de faces tandis que les Divas de l'équipe de l'émission du vendredi sont on ne peut plus heels. Ceci étant dit, le combat offert est homogène et, bien que le public soit semble t-il déjà parti en pause en raison de son silence, le fait est que le niveau affiché est plutôt satisfaisant, que ce soit sur le plan du spectacle ou de la technique.

Kelly Kelly est présentée comme l'élément faible de ce match, permettant aux Divas de Smackdown de dominer la majeure partie du match, qui dure d'ailleurs tout juste 7 minutes. Nous aurons donc surtout l'occasion de voir Natalya, Phoenix et McCool briller et le réveil tardif de la championne des Divas n'y fera rien, le chaos apporté à la fin du combat permettant à la Glamazon d'appliquer son Glam Slam sur une Melina mettant toujours aussi bien en avant cette prise... Smackdown égalise !

Le top : Bien que les 13 000 fans n'aient pas accroché à ce qu'ils ont vu, j'ai apprécié pour ma part l'effort apporté par les six Divas, dans un combat mêlant construction technique et rebondissements assez spectaculaires.

Le flop : Non seulement McCool a "dérobé" le finisher d'AJ Styles, mais elle se permet d'emprunter sa tenue d'entrée, avec la capuche couvrant le visage...

Vainqueur : Smackdown Divas ; Note : 7/20

Championnat du monde poids lourd : Undertaker (C) / CM Punk / Rey Mysterio / Batista

Voici un Fatal Four Way inédit à la fois de par sa composition que par sa construction. Nous avons donc ici deux scénarios complètement distincts menant d'une part le champion et Punk dans une lutte toujours entourée de controverse grâce à l'intervention de Vince McMahon, tandis  que d'autre part l'amitié entre Batista et Rey Mysterio fut exposée au plus haut niveau ces dernières semaines, montrant aussi que les intérêts personnels primaient avant tout... Le combat, en lui-même, offre son lot de spectacle tandis que le public apprécie pleinement ce qu'il voit, tout le monde y trouvant son compte avec au final un seul heel dans ce match. Ce dernier, en la personne de CM Punk, paraît d'ailleurs plutôt transparent, se contentant la plupart du temps d'être balancé par-dessus la troisième corde. On a connu un Straightedge Superstar mieux mis en valeur !

Mais définitivement, il n'était pas question de Punk, déjà sur le devant de la scène depuis ces cinq derniers mois, signe que le temps passe parfois vite : cette histoire entre Rey et Batista devait bien mener quelque part, et la réponse ne tarde pas à venir alors que l'Ultimate Underdog casse un compte de trois qui aurait pu couronner Batista. Ce dernier n'est pas loin de craquer, mais les affaires reprennent vite le dessus. Au final, Batista perd sur une distraction, lui coûtant un Tombstone qui lui restera en travers de la gorge, alors que l'Undertaker repart donc avec sa ceinture. L'Animal, quant à lui, déclarera en avoir ras-le-bol d'être à "ça" du titre, et surtout d'être frappé dans le dos par son soi-disant meilleur ami : mesdames et messieurs, voici le retour du Batista heel, dégageant toute sa rage dévastatrice sur un pauvre Rey Mysterio qui paye assez cher... Définitivement, le but de ce combat n'était pas de mettre en avant le championnat du monde poids lourd, son détenteur ou même CM Punk. On pourrait crier au gâchis, mais je préfère attendre l'évolution de la rivalité naissante entre Dave et le Master Of 619, tandis qu'un dernier match entre le Phenom et Punk ne serait pas pour me déplaire... Un Casket Match, cette fois-ci ?

Le top : Cette tournure heel du rôle de Batista peut être amenée un chouïa tôt, mas elle était vraiment nécessaire pour un Animal bien trop docile depuis 2005. Et sachant qu'elle a été parfaitement menée, comment trouver à redire sur ce scénario ? J'ai beau ne pas être un grand fan de Dave, je vais attendre avec intérêt le prochain combat de ce dernier... Contre Rey Mysterio ?

Le flop : C'est le troisième match de Pay Per View d'affilée avec la ceinture poids lourd en jeu qui dépasse à peine la barre des 10 minutes. On imputera ceci probablement à l'Undertaker et sa forme mitigée, mais le fait est que cela nuit considérablement à l'importance du titre.

Vainqueur : Undertaker ; Note : 12/20

D-Generation X, Mark Henry, Cody Rhodes, Jack Swagger, Big Show & Kofi Kingston / Chris Jericho, Kane, The Hart Dynasty, Finlay, R-Truth & Matt Hardy

Au départ du match, le fait est que j'étais vraiment partagé entre mon manque d'intérêt de ce combat, l'enjeu ne me proposant finalement rien d'alléchant et le fait de pouvoir observer de jeunes catcheurs se mêler à des main eventers comme si de rien n'était. Malheureusement, les 11 petites minutes du combat feront qu'il aura été impossible de profiter à fond de ce qu'auraient pu nous offrir les 14 catcheurs impliqués dans ce match. Ce n'est pas ce soir que des Triple H ou Jericho auront été employés à 100%, ni même au final des Jack Swagger ou R-Truth.

Certes, l'action fut présente et l'on ne s'est pas ennuyé un instant. Encore heureux, soutiendrai-je avec le nombre de participants. Mais voir HHH et Michaels tellement plus impliqués dans leur promotion de produits dérivés de DX que dans le match en lui-même au point de ne pas porter de T-Shirt rouge durant le combat ont fait qu'il était difficile de porter un intérêt global à ce spectacle, lui-même pas vraiment préparé avec un changement d'équipe de Smackdown opéré en plein milieu de semaine... Au moins, le final était mouvementé et agréable à suivre, jusqu'à cette trahison de Big Show attaquant Kingston et Triple H, permettant la victoire de Smackdown.

Le top : Ici, les vétérans comme les plus jeunes ont été opposés sans que la deuxième catégorie ne paraisse en désavantage. Qui plus est, nous avons pu voir quelques affrontements à priori inédits : par exemple, qui est capable de se souvenir de la dernière confrontation entre Matt Hardy et Shawn Michaels avant ce match ?

Le flop : N'est-il pas étrange de voir Jericho célébrer avec le sourire une victoire controversée aux côtés de R-Truth, Finlay et Matt Hardy, nullement dérangés par la conclusion du match ? Cette image-là est le résumé de ce combat, à l'encontre-même du bon sens qui a pu être instauré par le catch moderne... J'espère clairement que les Survivor Series n'auront pas cette saveur-là !

Vainqueur : Team Smackdown ; Note : 11/20

Anything Goes Iron Man Match pour le championnat de la WWE : Randy Orton (C) / John Cena

Il allait de soi que ces deux-là n'allaient pas nous offrir un Iron Match comme ont pu le faire Shawn Michaels et Bret Hart ou encore Brock Lesnar et Kurt Angle. Pour autant, grâce à la stipulation Anything Goes, un brin de suspense planait quant à la réussite ou non de ce match... Et bien, soyons francs, Orton et Cena m'ont agréablement surpris, en exploitant à fond les possibilités d'un tel combat !

Sur le ring, sur le sol, parmi la foule, sur la rampe d'entrée, les deux hommes ont presque fait le tour de la salle, restant malgré tout les deux tiers du temps sur le ring. Avec l'alchimie efficace entre la Viper et son challenger, l'aspect psychologique prend encore une fois le dessus sur le reste, notamment le niveau technique. Une nouvelle fois, peu de prises sont utilisées dans ce match, malgré sa longueur. Fort heureusement pour nous, l'usage du décor et l'histoire racontée au sein de ces soixante minutes font que l'on s'ennuie difficilement. Il y a bien quelques longueurs, mais je n'ai encore jamais connu un Iron Match (version longue, pas les éditions de 30 minutes des années 80) où les temps morts étaient prohibés. Après tout, même Superman est humain ce soir !

Le décor est employé à merveille, l'apogée étant atteinte avec le coup des pyrotechniques, quelque chose d'inédit montrant parfaitement que la stipulation est pleinement exploitée. Nous aurons droit aussi à un joli passage sur le ring où Cena et Orton exécutent simultanément leur finisher, menant à un double-compte de trois. Il faudra au final un STF où le Crossface a viré à l'étranglement pour voir Cena l'emporter sur le score élevé de 6 tombés à 5, Orton ayant bien entendu abandonné dans les toutes dernières secondes du match pour préserver un suspense élevé, que le public de la salle aura véritablement apprécié. Pas mécontent que cette rivalité soit terminée, mais au moins les deux catcheurs nous auront montré pourquoi ils méritaient de s'attarder dans le main event. Désormais, il semblerait que Kofi Kingston ait à faire avec la Legacy, alors qu'il est intervenu dans le match en empêchant DiBiase et Rhodes de parvenir à leurs fins...

Le top : Les expressions faciales d'Orton. Son rôle de vipère ne peut pas plaire à tout le monde, mais force est de constater que le catcheur s'emploie à fond dans ce personnage devenant plus vrai que nature. De quoi faire peur à ses proches...

Le flop : Même en soixante minutes, le personnage de John Cena a refusé de s'employer sur un plan technique où il aurait pu faire taire ses détracteurs. Compte des prises utilisées : Sept. Le constat est sévère...

Vainqueur : John Cena ; Note : 14/20

Conclusion

Dans l'ensemble, on ne peut pas dire que Bragging Rights soit une déception... Mais partant du fait que l'on en attendait peu initialement, il n'y a donc pas de quoi casser trois pattes à un canard. Pour ainsi dire, le concept en lui-même a peiné à glaner l'intérêt des fans à travers les semaines qui ont séparé ce Pay Per View du précédent, et les catcheurs eux-même semblaient difficilement y trouver un quelconque intérêt. Ce concept a tellement pris un sens de second plan qu'il fut éclipsé au final par le dernier chapitre de la rivalité Orton / Cena, qui aura été la seule bonne surprise de ce spectacle... Qui l'eut crû ?

On retiendra en tout cas la volonté imminente de la WWE de promouvoir Smackdown comme le show numéro un de la compagnie. Est-ce pour mieux nous tromper alors que Survivor Series pointe à l'horizon, avec une potentielle revanche, ou est-ce véritablement pour placer l'émission du vendredi au centre des attentions, alors qu'elle est en difficulté face à TNA Impact ? Réponse probablement d'ici le 22 novembre, date du prochain Pay Per View...

Note générale : 12/20

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