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La nouvelle prise surpuissante d'Hernandez : le Wassup Dive !

Turning Point est l'un des derniers Pay Per View de l'année. Les catcheurs sont fatigués, le staff créatif peine à trouver de nouvelles solutions... Tout du moins en théorie. En effet, la TNA s'est surpassée pour nous offrir un show aussi bon que possible... jusqu'à dépasser Bound For Glory ? La réponse et les résultats dans la suite !

Championnat de la division X : Amazing Red (C) / Homicide

Une nouvelle fois, la division X a la responsabilité de démarrer le show et de chauffer la foule comme il se doit. Avec Amazing Red aux commandes, un minimum de spectacle est assuré... Mais qu'en sera t-il du reste, alors que le scénario semble surtout là pour calmer les envies de départ d'Homicide ?

Globalement, le match est loin des standards de la division X. Le peu d'acrobaties affichées sont à mettre au crédit du champion, qui doit faire face à un Homicide très terrestre, le tout semblant freiner bien trop souvent le rythme du match. Ajoutez à cela un Don West beaucoup trop bruyant - mais qui a autorisé cet homme à utiliser un microphone ? - qui veut se mettre en avant bien plus qu'il ne devrait aider à élever le statut de Red, et vous obtenez des ingrédients qui prennent difficilement consistance.

Il y a fort heureusement dans ce match de jolies séquences qui viennent sauver ce premier combat de Turning Point de l'ennui, avec un public constamment derrière le champion. Ce dernier parvient à conserver son titre malgré de redoutables offensives de son adversaire, à l'aide un Code Red qui devrait être exécuté plus souvent maintenant que Petey Williams n'est plus dans la compagnie.

Le top : Un Amazing Red qui gagne en popularité à une vitesse supersonique depuis son retour à la fédération, cela soit faire plaisir aux premiers fans du catcheur, observant ses incroyables manœuvres depuis 2002 !

Le flop : - Don West ? - Oui ? - Taaaaaaiiis-toooooooooooiiii !

Vainqueur : Amazing Red ; Note : 10/20

Championnat des Knockouts solo et par équipes : ODB (C), Sarita & Taylor Wilde (C) / The Beautiful People

Actuellement, il y a trois ceintures au sein de la division féminine. Cela tombe plutôt bien, les Beautiful People sont trois. Hey, si on mettait en place un match 3 contre 3 avec les titres Knockout en jeu ? Bon ok, c'est un chouïa réducteur, mais le scénario justifiant ce double-match de championnat ne devait pas être si éloigné que cela de cette simple volonté. Va t-on redresser la barre, avec notamment le duo Sarita & Wilde qui a toujours l'opportunité de montrer de belles choses ?

En toute honnêteté, et sans être nécessairement objectif, je n'ai absolument pas accroché à ce que j'ai pu voir, et même les quelques attaques par équipe des championnes n'y auront rien changé. Le rythme fut globalement lent, les heels ont plus souvent usé de leurs cordes vocales que de leur panel de prises, Lacey a tout juste porté deux coups que les caméras tentaient de dissimuler du mieux qu'elles le pouvaient (pratique t-elle un catch si mauvais ? Tout porte à croire que oui), donnant alors des allures d'Handicap Match.

Au final, ODB se sort miraculeusement d'une situation à trois contre une, repoussant vivement Von Erich et Sky pour porter son TKO sur Rayne. Ce n'est pas avec un match comme celui-ci que les championnes féminines en sortiront grandies !

Le top : Une ODB qui conserve son titre, c'est une ODB qui met fin aux rumeurs de départ à la WWE et qui devrait donc partir pour un renouvellement de contrat à la TNA !

Le flop : Lacey, une formation de catcheuse, ça te dirait ? Non, parce que physiquement, tu as certes tous les critères possibles pour intégrer les Beautiful People, mais ce serait aussi chouette de te voir exécuter - correctement - quelles prises de base sur le ring...

Vainqueur : ODB, Sarita & Taylor Wilde ; Note : 5/20

Championnat du monde par équipes : British Invasion (C) / Beer Money / Motorcity Machine Guns

Après leur exceptionnelle performance à Bound For Glory, Alex Shelley & Chris Sabin se sont immédiatement vus récompensés par un match de championnat. Néanmoins, la fête fut de courte durée et le focus fut rapidement mis sur Beer Money tentant pendant trois semaines d'accéder aussi à ce match, chose qu'ils sont parvenus à accomplir. Ce sera donc un Triple Threat ce soir pour les titres par équipe !

Ce match va définitivement mettre en valeur les deux équipes faces. Pour ainsi dire, les champions en titre vivent une sale soirée, subissant un nombre incalculable de mouvements par équipes spectaculaires. Visuellement, ça en jette, et le public adhère à fond. Après tout, ces méchants britanniques l'ont bien mérité. Pour autant, question crédibilité, beaucoup de choses mériteraient d'être remises en cause dans ce combat alors que Magnus et Williams se relèvent systématiquement pour recevoir une nouvelle attaque sans broncher.

Ainsi, bien que voir de belles combinaisons exécutées par les MCMG ou les Beer Money est toujours un plaisir, on en arrive à se demander ce qu'ont fait la British Invasion pour mériter un aussi sale quart d'heure. Malgré tout, ce sont bien les heels qui vont parvenir à conserveur leurs ceintures suite à une intervention d'Eric Young puis de Kevin Nash sur James Storm, Big Sexy piquant la ceinture du leader de la World Elite au passage. Robert Roode esseulé, voilà l'opportunité rêvée pour les champions d'exécuter l'une de leurs rares attaques de la soirée afin de "voler" la victoire...

Le top : D'un point de vue spectacle, nous sommes servis ! Les attaques en équipe visuellement impressionnantes ont défilé à vitesse grand V !

Le flop : La collaboration entre faces pouvait être plaisante à voir si elle n'avait pas duré aussi longtemps pendant le combat. Qui plus est, voir les Beer Money applaudir les actions de Shelley et Sabin, censés être leurs adversaires, posent des questions quant à la combativité de Storm et Roode...

Vainqueur : British Invasion ; Note : 12/20

Steel Cage Match : Tara / Awesome Kong

Rares sont les rivalités féminines dans ce divertissement sportif qui ont un tant soit peu de sens ne serait-ce que sur le moyen terme. Pourtant, Tara et Awesome Kong font exception à la règle alors qu'elles se sont tournées autour des semaines durant, bien avant Bound For Glory. Les deux ont eu l'occasion d'échanger des coups, mais jamais assez longtemps pour satisfaire les fans. Ces derniers auront la possibilité d'être comblés ce soir, tandis que Tara et Kong se retrouvent enfermées dans une cage pour en découdre une bonne fois pour toutes !

Le combat, bien que durant seulement huit minutes, bénéficie d'une certaine intensité qui n'avait pas été ressentie dans un match féminin depuis... Depuis la rivalité entre Kong et Kim, peut-être ? La cage y est pour beaucoup, étant suffisamment utilisée pour montrer que ce soir, c'est du sérieux. La brutalité est donc présente, mais d'autres passages impressionnent : le Missile Dropkick d'Awesome Kong depuis la troisième corde, la Powerbomb de Tara sur sa rivale, les échanges de coups de pied entre les deux catcheuses à cheval sur la troisième corde... On comprend mieux pourquoi les deux championnats féminins ont eu lieu avant ce match-là !

Tara l'emporte finalement après avoir sauté du haut de la cage non pas vers l'extérieur mais... Directement sur Kong, le tombé victorieux s'en suivant !

Le top : Awesome Kong est une catcheuse au potentiel énorme - sans vilain jeu de mots, promis - et a démontré que la puissance n'était pas le seul de ses atouts, en atteste les différents moments où elle s'est aventurée sur la troisième corde.

Le flop : Un match que l'on aurait aimé plus long afin d'en faire un véritable classique de l'année au sein de la division féminine... Mais bon, ce match reste plus long qu'un Batista / Orton à Extreme Rules, alors on ne se plaindra pas trop.

Vainqueur : Tara ; Note : 13/20

Matt Morgan, Hernandez & D'Angelo Dinero / Team 3D & Rhino

Les vétérans contre la jeune génération montante. Derrière ce leitmotiv à priori basique, c'est bien une histoire finement ficelée qui a vu le lent mais certain passage heel des Team 3D, "aidés" par un Rhino persuadé que les dirigeants veulent mettre à la porte les vieux loups de mer qu'ils sont pour laisser la place aux stars montantes. Oui, quant elle le souhaite, la TNA sait aussi mêler parfaitement la réalité et la fiction pour obtenir un scénario brillant !

Le match démarre en trombe notamment avec un Pope étincelant, offrant une interaction avec la foule plutôt surprenante mais très loin d'être déplaisante. Pourtant, le rythme va considérablement ralentir après cette ouverture de match prometteuse, dès lors que les heels prendront le dessus sur Dinero, restant longtemps sur le ring. Trop longtemps visiblement, puisque les retours en force d'Hernandez et Morgan réveilleront tout juste le public, le tout ternissant clairement l'ambiance : voir des faces tenter d'interagir avec les fans et n'obtenir qu'une réaction timide, voilà de quoi refroidir bien des intentions.

Team 3D confirme donc bel et bien son retour aux sources avec une attitude heel bien sentie lorsque Devon use d'une chaise sur Super Mex dans le dos de l'arbitre,  permettant à Rhino d'appliquer un Gore gigantesque avec appui sur les cordes sur Hernandez afin d'obtenir la victoire pour son équipe. Voilà un match loin d'être captivant malgré de bonnes phases, la faute à un mauvais développement et d'autres passages plutôt brouillons.

Le top : The Pope is pimpin' ! Voir Dinero utilisé au sein de catcheurs face est certes un peu étrange pour ceux qui comme moi ont eu l'habitude de voir son personnage heel exploité à fond sur le circuit indépendant, mais le fait est que ça marche : le public accroche, et moi aussi !

Le flop : Peut-être ne s'agit-il que d'une impression, mais il me semble que la popularité de Matt Morgan a chuté d'un cran depuis la fin de sa rivalité avec Angle. Son attitude de face nuirait-elle à son personnage ?

Vainqueur : Team 3D & Rhino ; Note : 10/20

No Disqualification Falls Count Anywhere : Bobby Lashley / Scott Steiner

La Total Nonstop Action fut décidément inspirée question scénario pour Turning Point. Pour peu, elle aurait pu concevoir une histoire crédible pour le prochain film The Marine. Bon, peut-être pas, mais pas loin. Cette fois-ci, c'est sur une trame certes classique mais toujours efficace quand elle est correctement exploitée que s'affrontent Steiner et Lashley. En effet, Big Poppa Pump a eu des vues ces derniers temps sur la femme du Boss, et il n'en fallait pas moins pour que le Freak s'attire les foudres de l'ancien catcheur de la WWE. Mais, persuadé de son bon droit, Steiner a poursuivi sa quête au point de nous mener à ce match... Qui a été légèrement "tweaked" afin de devenir un combat sans disqualification où les tombés compteront n'importe où dans l'arène. Plutôt justifié et adapté au catch des deux hommes, mais on aurait aimé être prévenus un peu plus tôt...

Peut-être bien que les catcheurs aussi, d'ailleurs. A vrai dire, cette variation du Street Fight semble tellement désorganisée que l'on pourrait se demander si le combat n'a pas été improvisé, les grandes lignes ayant été déterminées cinq minutes avant le début du match. Lashley, pourtant doté de certaines qualités, semble bien transparent ce soir alors qu'il ne se contente que de quelques coups basiques. Steiner, au contraire, récite sa gamme avec une efficacité qui sent l'expérience de ce type de stipulation à plein nez. On regrettera toutefois un final à l'image de l'ensemble du match, à savoir assez tiré par les cheveux. Freakzilla étrangle son rival avec un câble à l'extérieur de l'arène, mais en vain. Il décide alors de revenir à l'intérieur, Lashley suivant docilement - ou presque - pour asséner cette fois-ci au Boss un coup de barre de fer qui suffira à la victoire du heel...

Le top : Scott Steiner mérite vraiment son surnom de Freakzilla. A bientôt 50 ans et plus de vingt ans de métier, et donc un corps tellement abîmé qu'il peut difficilement se mouvoir au quotidien, l'homme est capable d'effectuer son Frankensteiner et d'atterrir sur sa propre tête, le tout sans broncher. Effrayant et impressionnant à la fois.

Le flop : Dans l'ensemble, le match fut bien mou. Je ne sais pas si la stipulation du Falls Count Anywhere a été annoncée en même temps aux catcheurs que les commentateurs n'ont l'ont appris, mais bon nombre de phases furent laborieuses, lentes et souvent incohérentes. Pour ainsi dire, on s'est ennuyé !

Vainqueur : Scott Steiner ; Note : 9/20

Desmond Wolfe / Kurt Angle

Quand Kurt Angle se découvre des bons sentiments, clamant haut et fort qu'il a supporté cette jeune génération dont on était persuadé qu'il pensait le plus grand mal pendant des mois, il laisse ainsi la porte ouverte aux jeunes loups... Plus particulièrement à un Wolfe, nouvelle recrue de la TNA répondant jusqu'à maintenant au nom de Nigel McGuinness dans le circuit indépendant. Le britannique a fait part de façon claire et nette de ses intentions : mettre fin à la carrière de la Wrestling Machine et prendre sa place. Rien que ça. Vise t-il trop haut pour ses débuts en Pay Per View ?

Le match laisse la part belle à la démonstration du savoir-faire technique de Wolfe. Ceux qui ont pu le voir œuvrer à Ring Of Honor ne seront pas étonnés, d'autres doivent découvrir que l'on peut rendre un match intense à partir de simples clés de bras, pour peu qu'il y ait une logique tactique derrière l'utilisation du mouvement. Angle est donc en difficulté au cours de ce combat, mais lorsqu'il a l'occasion de riposter, ça fait mal... Preuve en est cette toujours aussi impressionnante série de German Suplex, exécutée cette fois-ci à non pas 3, ni 4, ni 5 mais... Six reprises !

Dans l'ensemble, ce combat de presque vingt minutes fut donc un véritable régal technique qui devrait ravir les amateurs de lutte de par la trame du combat et la qualité d'exécution des manœuvres de soumission. On regrettera un côté spectaculaire un peu en retrait toutefois, mais ce fut un mal nécessaire pour instaurer un aspect psychologique aussi développé au sein du combat. Et puis bon, Angle nous a de nouveau sorti un Frog Splash et un Moonsault, alors on lui pardonnera...

Les multiples tentatives de Tower Of London (que les commentateurs se sont refusés à nommer) de Wolfe n'y feront rien, ce sera au final le champion olympique qui obtiendra le dernier mot sur un Triangle Choke faisant immédiatement abandonner le nouveau venu. Définitivement un des classiques de l'année ! Les fans sauront-ils toujours donner autant de voix après un tel combat, ou reproduira t-on le syndrome de Wrestlemania 18 après un Hogan / Rock trop bon pour le main event ? La réponse juste après...

Le top : Des débuts titanesques pour Desmond, parvenant à amener une sacrée dose de catch technique tout en étant capable de divertir des fans plus souvent habitués à voir du divertissement sportif que du catch professionnel !

Le flop : Cela ne pèse pas bien lourd dans la balance, mais il était visible que Kurt Angle ne tient plus la grande forme qui a fait sa renommée, alors qu'il fut obligé de marquer quelques pauses mettant un coup d'arrêt dans un match qui ne demandait qu'un brin de folie supplémentaire pour atteindre la perfection. Malgré tout, il fut capable de nous sortir une performance bien au-dessus de la moyenne... Quel homme ! Oui, je viens de détourner mon "flop" en "top". Tant pis...

Vainqueur : Kurt Angle ; Note : 18/20

Championnat du monde poids lourd : AJ Styles (C) / Daniels / Samoa Joe

Les fans de longue date désespéraient de revoir l'affiche qui a constitué jusqu'alors le plus grand match de l'histoire de la compagnie, noté cinq étoiles - à savoir la note maximale - par monsieur Meltzer. Depuis 2005, Styles, Samoe Joe et Daniels ont eu moult occasions de se rencontrer, mais jamais dans un Triple Threat. Les organisateurs ont finalement choisi le premier show de ce qui pourrait être considéré comme la nouvelle saison catchesque de la compagnie pour remettre ça sur le couvert. Le scénario accompagnant le match fut brillant, Joe parvenant à séparer les meilleurs amis du monde qu'étaient le Fallen Angel et le champion, tandis qu'un mystérieux agresseur a surgi de nulle part afin de s'en prendre chaque semaine au Phenomenal One. Le crû 2009 de Styles / Daniels / Joe aura t-il la même saveur ?

Comme toute bonne cuvée, plus on attend longtemps avant de la déguster, meilleure elle est. Enfin, je dis ça, je suis loin d'être œnologue, en même temps... Mais c'est en tout cas le constat pour le main event de Turning Point. Oui, attendre quatre ans valait le coup ! Dès les deux premières minutes de combat, on sent que les trois acteurs du match nous préparent quelque chose de grand. Très grand. Monumental. Parfait ? Non, peut-être pas, mais il s'agit de si petites broutilles à côté du spectacle offert, de l'évolution de l'intensité du combat, de la transe dans laquelle se trouve le public, que l'on pourrait difficilement s'attarder dessus.

On pourrait ainsi relever un simple temps mort sur les 22 minutes de combat, alors que Joe et Styles reprennent leur souffle pendant une quinzaine de secondes dans un coin du ring tandis que Daniels est éjecté en-dehors du ring. On peut noter l'absence de Tomko l'agresseur anonyme qui s'est manifesté ces trois dernières semaines. Styles a aussi porté un coup de poing dans le vent alors qu'il était acculé dans le coin du ring. L'atterrisage de son Springboard 450° Splash était un chouïa trop loin par rapport au positionnement de sa "cible". Mais très honnêtement, tout ceci ne constitue que des pinailles face à l'excellence affichée dans l'ensemble et surtout la créativité dont ont fait part les catcheurs, exploitant à 99% les possibilités d'un Triple Threat.

Contrairement à la WWE, les phases en un contre un sont bien rares pour ce match de championnat, alors que Daniels fait par exemple l'effort d'utiliser un Dragon Sleeper sur la Nation Of Violence avant de "chokeslammer" AJ sur le samoan. Dans la foulée, le Fallen Angel utilisera deux prises de soumission simultanées, portant un Boston Crab sur le champion tout en effectuant un Camel Clutch sur Joe. Difficile à retranscrire sur papier, mais il est réellement jouissif de voir ce type d'innovations !

Dans le même genre, on pourra apprécier le Monkey Flip de Daniels sur AJ, propulsant ce dernier sur Joe qui récupérera à la volée le Phenomenal One sans broncher, exécutant une violente Powerbomb en direction d'un Christopher Daniels ne voyant rien venir, avant d'exécuter dans la foulée une deuxième Powerbomb sur le champion en titre. Le nombre de séquences de la sorte dépassent allègrement la dizaine, c'est dire si la préparation du match fut travaillée entre les trois hommes ! Quasiment aucune fausse note, de véritables enchaînements ingénieux, un très bon rythme et une intensité parfaitement retranscrites : mesdames et messieurs, nous tenons-là un nouveau candidat au titre de match de l'année, ni plus ni moins.

Presque anecdotique au final, mais AJ Styles parvient à conserver son titre, exécutant son Springboard 450° Splash sur Daniels et Joe, le premier étant pourtant parvenu à exécuter son finisher sur le second. Nul doute que Daniels aura de quoi être frustré d'être passé si près de la victoire, et je ne serai pas étonné de le voir demander un match en un contre un contre Styles...

Le top : Depuis 2005, la TNA a grandi, les trois catcheurs de ce match aussi. Et ce n'est pas un hasard de voir la compagnie offrir une exposition aussi importante ce soir à Styles, Joe et Daniels, leur donnant l'opportunité de réaliser l'un des meilleurs matchs de l'année !

Le flop : Où est passé le mystérieux agresseur d'AJ Styles ? Ces attaques semblaient avoir un lien avec le scénario mis en place pour Turning Point, mais il semblerait qu'il faille attendre encore un peu pour officialiser l'identité de celui qui s'en prend au champion...

Vainqueur : AJ Styles ; Note 19/20

Conclusion

Avec l'exposition médiatiques acquise grâce à l'arrivée du nom de Hogan, il était impératif d'assurer sur le ring ce soir pour convaincre les nouveaux regards. Ce ne fut pas toujours vrai, mais l'essentiel est bien là, avec les deux main events programmés qui furent tout bonnement monumentaux. Et en dehors des Wolfe / Angle et Styles / Joe / Daniels, le fait est qu'en dépit de la qualité de spectacle pas toujours avenante, chaque combat programmé fut considérablement aidé par des scénarios d'une grande qualité. Conséquence directe : un public du tonnerre qui a suivi avec passion la plupart des affrontements, si l'on tient exception du match Lashley / Steiner. Turning Point, contrairement à Bound For Glory, ne fut pas homogène, mais reste à mon sens un chouïa meilleur pour la simple et bonne raison que le PPV nous a offert une bonne heure de spectacle exceptionnel, ce que n'a pas fait son prédécesseur !

Note générale : 14/20

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