Lashley, la parfaite combinaison entre Morgan et Angle... A en croire les pyros
La TNA ne faisait pas de quartier ce dimanche à l'occasion de son Pay Per View No Surrender. Lashley a t-il convaincu lors de ses grands débuts ? A t-on un nouveau champion du monde ? La réponse dans la suite grâce à Sharpshooter...
Knockout Tag Team Championship : Sarita & Taylor Wilde / Beautiful People (Velvet Sky & Madison Rayne)
No Surrender s'ouvre après une promo d'intro assez sympa, avec une esthétique de film muet et une musique typique d'époque. Sans grand intérêt mais plutôt agréable. L'opener sera donc le tout premier match de championnat féminin par équipes. Le tournoi organisé à l'occasion de ce PPV a vu émerger une équipe en particulier : la doublette Sarita/Taylor Wilde, auteur de très belles prestations, notamment en demi-finales face à Awesome Kong et Raisha Saeed. A l'inverse, les Beautiful People ont su faire jouer leur côté heel pour se débarrasser de Tara et Christy Hemme alors qu'elles étaient facilement dominées. A vrai dire, tout bon qu'aurait pu être ce match, il a grandement souffert de l'«affaire Angelina Love», la meilleure catcheuse du clan au niveau in-ring. On se retrouve finalement avec une association par défaut entre Velvet Sky et l'ex-virée Madison Rayne. Malheureusement, Rayne n'est pas Love et les Beautiful People perdent pas mal de leur saveur à cause de cela, à commencer dès l'entrée des deux catcheuses, moins torride qu'à l'accoutumée. Dès le début du match, premier rebondissement : deux autres arbitres arrivent et virent du ring l'arbitre en place, qui n'est autre que celui corrompu par Madison Rayne pour rendre le titre Knockout à Angelina Love à Victory Road ! On aurait pu se passer franchement d'un tel tour de passe-passe, absolument sans intérêt. Dès le début du match, Sarita et Wilde font valoir leur réelle complicité avec deux ou trois mouvements en équipe. Sarita a vraiment réussi son adaptation et son catch spectaculaire fait merveille avec le public. Taylor Wilde aurait pu être quant à elle plus mise en valeur. On se retrouve alors face au défaut principal du combat : sa durée un peu frustrante (6-7 minutes, pas plus). Dommage car le combat est vraiment agréable et le manque cruel de technique de Madison Rayne et dans une moindre mesure de Velvet Sky est vraiment compensé par leur roublardise. Le finish, enchaînement d'un Slingshot Dropkick de Sarita et d'une German Suplex de Wilde est magnifique et clôt un combat assez bon qui aurait gagné à être développé sur quelques minutes de plus.
Le plus : Un vrai match féminin et un vrai match par équipes, avec des mouvements par équipes, une opposition de style agréable, peu de baisses de rythme... Les quatre catcheuses ont livré une belle opposition dont les championnes sortent vraiment grandies.
Le moins : Trop d'événements extérieurs ont nui à la bonne appréciation du match : départ d'Angelina Love, booking malheureux au début du combat, durée trop courte. Le combat aurait vraiment mérité mieux.
Note : 12/20
Grudge Match : Eric Young / Hernandez
Un match ajouté au dernier moment, c'est toujours assez suspect je trouve, d'autant plus que la rivalité entre la World Elite et Hernandez est assez bien construite. A mon avis, ça sent le match bouche-trou, tout ça ! D'autant qu'Eric Young arrive en costume-cravate... J'ai un mauvais pressentiment. Hernandez arrive sur le ring et s'attaque tout de suite à Eric Young et lui porte trois Shoulder Blocks, le troisième virant littéralement Young du ring. Young est encore en costard : à mon avis, ça sent le squash cette affaire! Hernandez ramène le leader de la World Elite dans le ring et lui porte son Border Toss! 1, 2... 3 ! L'affaire est dans le sac : en 48 secondes, Hernandez vient de refaire ce qu'il avait fait contre Rob Terry : ridiculiser la World Elite! Personne ne sort grandi de cette blague : la World Elite se fait rétaler à six contre un seul catcheur, fût-il Hernandez ; et Hernandez passe pour une espèce de Superman made in TNA et ne se voit offrir aucune vraie opposition afin de le crédibiliser comme futur Main-Eventer. Allez on oublie ça vite fait!
Le plus : Eric Young a vraiment la classe en costume je trouve ! Oui désolé j'ai pas trouvé mieux.
Le moins : Si c'est pour nous démolir la crédibilité de l'excellent Eric Young, pourtant lui aussi considéré comme potentiel futur Main-Eventer, mieux valait s'abstenir de ce squash ridicule, indigne des deux catcheurs et indigne d'un PPV si prometteur.
Note : 2/20
X-Division Championship : Samoa Joe (c) /DanielsL'un des matchs les plus attendus du PPV. Pour une fois, la TNA ne met pas la X-Division en opener et c'est tant mieux car un Samoa Joe/Daniels, c'est quasiment digne d'un Main-Event! Ces deux-là ont rappelé au cours de leur rivalité qu'ils forment avec AJ Styles l'identité d'une division qui a clairement porté la TNA dans son ensemble il y a trois ou quatre ans. Pour re-contextualiser brièvement, Daniels a remporté à Hard Justice le Steel Asylum désignant le rival de Samoa Joe pour ce PPV, Samoa Joe ayant récupéré ladite ceinture au détriment d'Homicide. Ces deux catcheurs se connaissent sur le bout des ongles pour s'être croisés à de multiples reprises sur les rings, et pas que sur ceux de la TNA. Spectacle quasi-garanti, même s'il ne fallait pas s'attendre à un 5-Stars Match : la donne a changé et la X-Division a clairement perdu de son prestige par rapport à ces dernières années. En voie de «WWE-isation», la TNA a fait le choix de valoriser les poids-lourds au détriments des plus petits gabarits de la X-Division : cela explique pourquoi Joe et devenu Main-Eventer et pourquoi Daniels a subi une petite traversée du désert. Mais ne boudons pas notre plaisir ; le public l'a compris et les bons vieux chants « TNA! TNA! TNA! » se font vite entendre dans le public. Dès le début du match, Daniels tente de renverser le colosse Samoa Joe par des Dropkicks mais se heurte au Nation of Violence. Le reste du match est de cet acabit : la vitesse du high-flyer Daniels contre la robustesse d'un Samoa Joe qui catche désormais plus à terre qu'en 2005 ou 2006 (léger changement de rôle dû à son inclusion dans la MEM oblige), tout en conservant une agilité remarquable pour un lutteur de son gabarit. L'avantage de ce match est que rien que son historique entraîne une très bonne réaction de la foule. Pour le reste le match est bon, d'autant que la psychologie du match dans la construction n'est pas négligée (notamment lorsque Samoa Joe travaille les jambes de Daniels, sans doute pour entraver un potentiel BME du Fallen Angel) : chaque catcheur a son moment de domination, et ce à plusieurs reprises pendant le combat. Rien de très innovant néanmoins dans l'ensemble, jusqu'à la fin du combat, astucieux enchaînement de finishers contrés : un grand classique mais toujours efficace. Joe conserve son titre au terme d'un bon combat.
Le plus : L'opposition de style entre Samoa Joe et Daniels a toujours marché et marchera toujours, tant l'alchimie entre les deux est évidente.
Le moins : Au vu de leur historique commun, cette rencontre sera sans doute considérée comme un match mineur entre ces deux-là .
Note : 13/20
Falls Count Anywhere Match : «The Pope D'Angelo Dinero» / Suicide
On a encore eu le droit à un grand classique de la TNA : la stipulation annoncée à la dernière minute ! Apparemment ce match simple se transforme en Falls Count Anywhere. Ca tombe un peu de nulle part et en fait le match commence dans un grand n'importe quoi puisque Dinero et Suicide commencent à se castagner pendant une interview backstage avec la toujours très jolie Lauren (jolie coiffure d'ailleurs de la jeune femme). L'arbitre décide alors de commencer le match alors que les deux ne sont même pas arrivés sur le ring. J'accroche moyen, mais bon le match devrait être sympa. Et en effet le début est assez plaisant, avec une bonne interaction avec les décors (le matériel servant à transporter les enceintes, etc.). Fracassement sur les murs, petit paquet sur le bitume... il y a du bon (un surpassement de Suicide qui envoie Dinero dans une brouette, un écrasement de Dinero sur des palettes en bois), du drôle (Dinero conduisant un véhicule genre voiture de golf pour écraser Suicide, Suicide mettent les fesses de Dinero à l'air, Dinero fracassant la tête de Suicide sur la cloche avant de la sonner...) et du moins bon (rythme lent, action parfois brouillonne dans les petits corridors...). Les deux finissent par revenir dans le ring (tout du moins autour du ring) et finalement le match reprend un cours plus normal après cinq grosses minutes de grand n'importe quoi. Suicide semble prendre l'avantage après que Dinero ait voulu le projeter à travers une table notamment en anticipant un DDE sur la rampe d'entrée puis en lui portant un Samoan Drop sur la même rampe. Mais alors que Suicide veut conclure le match, en sautant du haut du couloir d'entrée des catcheurs, Dinero esquive et Suicide passe à travers la table sur laquelle était allongé son adversaire. The Pope l'emporte alors en couvrant Suicide. Le match était correct, avec son lot de bumps et de mouvements intéressants mais n'a fonctionné que par intermittences, tout comme le public qui a semble t-il accroché moyennement au spectacle proposé. C'est assez spectaculaire mais ça flirte souvent avec le grand n'importe quoi, avec une construction de match assez perfectible. Pas tout à fait convaincant finalement.
Le plus : Un spectacle assez intéressant avec deux catcheurs pas maladroits du tout. Au moins la stipulation a-t-elle été bien exploitée car les deux catcheurs ne sont presque jamais dans le ring.
Le moins : Je suis assez d'accord avec une critique émise par Dave Meltzer à propos de ce match : le match rappelle certains matchs de l'ex-ECW : pas mal de bumps et de séquences spectaculaires, mais plombés par une construction anarchique.
Note : 9/20
Knockout Championship : ODB / Cody Deaner
Bon on va avoir sans doute droit à la blague du PPV. Une ceinture décrédibilisée, une rivalité qui vire au gros délire complètement débile, bref je sens que je vais souffrir. Bon autant aller vite sur ce match : le niveau in-ring est très médiocre et Cody Deaner se retrouve au sommet du ridicule, les rôles des deux n'aidant pas à rendre le match plus crédible. Mais, car il y a bien un mais, ce match évite le naufrage car contrairement au Young / Hernandez, le match n'est pas si honteux que ça. La raison? L'interaction d'ODB avec le public. En effet, un match sur le papier d'une aussi affligeante médiocrité aurait dû endormir le public, qui devrait s'ennuyer au point de baîller à s'en décrocher la mâchoire. Mais étrangement le public répond présent et donne de la voix. Le résultat tient presque lieu de miracle : le match est divertissant ! Alors évidemment, l'ensemble reste médiocre mais la construction s'apparente à un match normal : nearfalls, contres, inclusion des finishers, opposition claire entre l'attitude heel de Deaner (qui tente même un tombé en s'aidant avec les cordes) et la personnalité naturellement face d'ODB... La TNA a réussi l'exploit de faire que ce match ne soit pas le plus mauvais de la soirée, et ce n'est pas qu'un compliment pour ce match.
Le plus : On s'amuse! C'est complètement barge tout en étant assez rigoureusement construit. Peut-être suis-je excessif mais ce match est presque une bonne surprise...
Le moins : Je dis presque parce que l'ensemble reste techniquement très faible. Et rien que l'idée d'opposer un catcheur et une catcheuse pour la ceinture féminine plombe d'emblée la note rien que pour son ridicule.
Note : 6/20
Legends Championship : Abyss / Kevin Nash (c)Bizarrement, même si Nash est inclus dans le match, j'avais envie de croire à un bon match, d'autant que la rivalité entre Nash et Abyss avait été introduite très intelligemment et avec une certaine subtilité. Il y a donc du matériau pour faire quelque chose de correct. Ah ! Foley s'installe à la table des commentateurs. A mon avis, il ne sera pas là que pour commenter le match, j'en mets ma main à couper ! Apparemment ça a l'air d'être un No Disqualification car Nash veut attaquer Abyss avec une chaise dès le début du combat. Et très vite on va déchanter : technique proche de zéro, lenteur de Nash que n'arrive pas à compenser Abyss et surtout, on voit vite Dr Stevie intervenir. Et après c'est un immense n'importe quoi : pendant que Stevie distrait l'arbitre, Daffney arrive avec un tazer pour attaquer le Monster mais se prend son Black Hole Slam en guise de punition. Abyss veut alors tazeriser la Knockout mais Stevie lui pique son tazer et Nash lui donne un coup de chaise. Abyss se relève et Jacknife Powerbomb contrée en Chokeslam d'Abyss mais Nash se relève ! Et là c'est le coup de grâce : Abyss demande à Foley de lui donner sa batte barbelée (ouf ! Au moins ma main est sauvée !) mais l'arbitre s'interpose pour empêcher le transfert ! Apparemment si c'est un match avec disqualification ! On a donc un arbitre qui ne voit même pas qu'une chaise et un tazer sont sur le ring! C'est quoi ce bordel ! Finalement, Big Sexy porte un coup de tazer au niveau des parties intimes du Monster qui s'écroule, permettant à Nash de conserver sa ceinture. Ridicule, navrant, pathétique... les mots me manquent pour décrire cette horreur.
Le plus : Le passage de la Jacknife Powerbomb contrée en Chokeslam : pour la première fois depuis longtemps, j'ai cru voir un Nash à peu près véloce. Le moins : Le passage entre les coups de cloche, c'est-à -dire le match entier! Une calamité à laquelle la TNA nous avait déjà habituée ces derniers temps...
Note : 3/20
Lethal Lockdown : Beer Money Inc & Team 3D / Steiner, Booker & British Invasion
Sur le papier un excellent match opposant les quatre équipes majeures de la TNA actuellement. Les heels avaient obtenu l'avantage lors du dernier Impact donc l'ordre d'entrée sera un heel/un face/un heel/un face... Voici l'ordre d'entrée des combattants : Doug Williams, James Storm, Brutus Magnus, Robert Roode, Scott Steiner, Brother Devon, Booker T et enfin Brother Ray. Comme d'habitude dans ce genre de match, le booking donne l'avantage à ceux qui ont l'avantage numérique puis l'avantage aux faces quant l'égalité numérique est respectée. J'ai trouvé le booking initial un peu simpliste de ce point de vue. Quand un heel rentre, les heels dominent ; quand un face rentre, les faces reprennent l'avantage. Sans surprise. Mais la qualité est là , le sang et le public aussi. Les équipes catchent bien par équipes mais j'aurais préféré voir les équipes heels interagir plus entre elles et idem pour les équipes faces. Le booking de la British Invasion s'améliore et ils ne se contentent plus d'être des simples trouillards. Au moment où Brother Ray veut faire son entrée, Rob Terry l'en empêche en l'attaquant avec une chaise puis ordonne qu'on baisse le toit de la cage. Les armes sont lâchées et le match est dans une configuration handicap 3 contre 4. Les heels en profitent et laminent les faces. Le spectacle est là , les teams font le show et le public hurle à tout rompre. Néanmoins, Bubba Ray Dudley reviendra dans le ring et à ce moment les faces se ressaisissent. L'utilisation des armes en crescendo améliore la construction jusque là simpliste du match et le tout monte peu à peu en intensité jusqu'à cette belle double souplesse des Beer Money sur Brutus Magnus sur le toit de la cage. La suite est un enchaînement de finishers en toute sorte. Les deux teams faces l'emportent en couvrant Doug Williams. Dans l'ensemble le combat était bon, rythmé, par trop brouillon (défaut pourtant observable dans pas mal de Lethal Lockdowns) mais la construction est moyenne et le combat finalement plutôt court par rapport à d'habitude (une petite vingtaine de minutes). On vient quand même d'assister au meilleur match du PPV jusque là .
Le plus : Spectacle, qualité technique, rapport de force globalement équilibré, mouvements en équipes, une dose de hardcore (oui il y a bien du sang en plus!)... Pas mal d'éléments sont réunis pour un faire de ce Lethal Lockdown un match de vraiment bonne qualité.Le moins : Le booking du match laisse peut-être un peu à désirer et aurait gagné à répartir les moments de domination des heels et des faces de manière moins radicale. Cinq minutes de plus n'auraient pas été de trop non plus.
Note : 14/20
Bobby Lashley / Rhino
Le Boss est de retour sur les rings ! Le problème c'est que ce match souffre de son absence totale de suspense. Qui sérieusement pensait à une victoire de la War Machine ? Personne ! On se demande donc comment Lashley va gagner et surtout combien de temps ça va durer, car le Main-Event arrive! En tout cas telle semble être la réaction du public qui semble étrangement calmé : la fatigue de l'après Lethal Lockdown ? L'absence de tout suspense et sa position de pré-Main-Event encadré par deux des combats les plus attendus du PPV ont sans doute nui à l'ambiance de ce match qui aurait être placé ailleurs dans la carte. Le match en lui-même est correct et profite surtout du heel-turn de Rhino, transfiguré par son passage du côté obscur. D'ailleurs c'est lui qui domine toute la première partie du match, hormis les deux trois premières minutes réservées à mettre en avant Lashley. Lashley semble d'ailleurs plus vif que ce dont je me souviens de lui à la WWE. Accrochant moyennement au style powerhouse, je dois dire que je me suis quand même laissé prendre par la prestation des deux. Le rythme était peut-être trop haché surtout en milieu de match, jusqu'à ce que Rhino se mette à saigner ! A la fin du match, Lashley veut porter son Spear sur Rhino mais la War Machine esquive ; Lashley speare alors l'arbitre puis se prend un Gore de Rhino assez impressionnant. Un autre arbitre arrivé à la vitesse de l'éclair (un peu trop vite je trouve) compte mais Lashley se dégage au compte de deux. Rhino se met en position pour un deuxième Gore mais se fait mettre KO par un... KO Punch de Lashley ! Tout ça pour ça ! En plus le coup manque d'impact pour être vraiment décisif. Dommage que cette note vienne ternir un match dans l'ensemble assez sympathique.
Le plus : Rhino a vraiment bénéficié d'une belle mise en avant. Son rôle de heel lui va à ravir et sa performance a vraiment été très agréablement surprenante.
Le moins : La fin du match manque un peu de crédibilité et laisse un arrière-goût amer dans la bouche.
Note : 11/20
TNA World Heavyweight Championship : Kurt Angle (c) / Matt Morgan / Sting / AJ Styles / Hernandez
Tout d'abord j'ai beaucoup apprécié le segment en coulisses entre Styles, Sting et Borash, notamment pour l'allusion du « Phenomenal » à Chris Jericho (il dit juste vouloir prouver qu'il est le meilleur au monde dans ce qu'il fait, si cela vous rappelle quelque chose). Quoiqu'il en soit ce Four-Way était vraiment attendu de pied ferme, mêlant l'expérience de l'Icon et de l'Olympic Gold Medallist et la jeunesse du Blueprint et du Phenomenon. Alors que les présentations sont en train d'être faites par Jeremy Borash, Hernandez arrive et demande d'encaisser sa malette Feast or Fired qui lui donne le droit à un match de championnat quand il le souhaite. On se retrouve donc avec un Five-Way en Main-Event! J'ai du mal à comprendre l'intérêt du geste d'Hernandez : il aurait été plus logique qu'il l'encaissât à le fin du combat pour affronter un vainqueur déjà usé pour le combat qu'il venait de mener. Mais bon, passons. Dès le début, Hernandez corrige un Kurt Angle scandalisé de ce changement de dernière minute. Tout ça sous les yeux des trois autres qui restent sans réaction. Euh... Pendant trois minutes, Angle se fait démolir avant qu'enfin le match daigne commencer. Pourquoi ces trois minutes? Je me le demande encore, tant elles sont superflues et inintéressantes. Résultat : le Main-Event commence alors qu'il ne reste qu'un quart d'heure de show! Pendant que Super Mex s'emploie à détruire un par un les os du champion, Styles et Sting font logiquement équipe contre le Blueprint Matt Morgan. C'est au moment où Hernandez s'apprête à porter un Piledriver sur Angle sur la rampe d'entrée qu'arrive... Eric Young, qui lui porte lui-même sa prise de finition ! Autant vous dire tout de suite, on ne reverra plus Super Mex du combat. Le cashing de la malette est donc dénué de tout intérêt et les bookers auraient largement pu (dû?) s'en passer. On se retrouve alors dans une configuration avec Styles et Sting d'un côté et... Angle et Morgan qui collaborent de l'autre. Eux qui se sont battus lors du dernier Impact. Ca manque un peu de logique tout ça. Malgré ces petits problèmes, le match est bon quoique trop court (14 minutes en tout) : pas de baisse de rythme, un système de rotation afin de permettre aux catcheurs de récupérer assez bien huilé, et de très bons passages (surtout un entre Angle et Styles, où les deux catcheurs enchaînent les contres superbement) ; un vrai Main-Event, l'ambiance qui va avec en prime. La fin du match approche alors que les quatre compétiteurs se portent chacun leurs finishers, le compte de trois étant à chaque fois brisé par l'allié de celui qui est couvert. Il fallait bien que quelqu'un se trahisse et ce fut Morgan : alors qu'Angle renverse le Scorpion Death Lock de Sting en Ankle Lock, le Blueprint porte son Carbon Footprint sur Angle ! Il met en position Sting pour son Hellevator mais The Icon contre en Scorpion Death Drop ! Sting et AJ Styles restent donc seuls autour du champion, complètement KO. C'est alors que Sting échange un regard avec son allié de fortune : il lui laisse finir le travail et lui donne le titre ! Il s'élance alors et porte un Suicide Dive sur Morgan et laisse Styles obtenir le tombé après son Springboard 450 Splash ! AJ Styles est champion! L'image de Sting laissant Styles gagner, comme une sorte de passage de témoin, aurait pu être belle si elle n'était pas assez malheureuse : Styles est champion certes mais le doute plane : si Sting avait joué le coup, il aurait pu gagner. Bien sûr ce match annonce les rivalités pour Bound for Glory : Styles va certainement demander à Sting de faire un dernier match pour se donner à fond pour montrer qu'il est le grand compétiteur qu'il admire ; et Angle et Morgan vont sûrement s'affronter après la «trahison» de Morgan. Le show se conclut sur l'invasion du ring par des fans d'AJ et par son ami Daniels, qui le porte en triomphe. Sans doute l'image du PPV, et qui n'est pas sans nous rappeler la célébration qui fit suite à la victoire de Christian lorsqu'il remporta le titre NWA en 2006. Le plus : Main-Event de belle facture, avec du suspense, des nearfalls, des alliances, des trahisons, des esquives, des finishers à tire-larigot... et la victoire tant méritée du Phenomenal AJ Styles!
Le moins : Outre une durée un peu faiblarde, le match souffre de quelques grosses bêtises de booking (cashing foireux d'Hernandez surtout) qui ternissent un peu la qualité du match.
Note : 14/20
Conclusion
No Surrender laissera à coup sûr une impression mitigée. Globalement le PPV est de bien meilleure facture que les précédents mais pêche encore de choix scénaristiques douteux voire catastrophiques. Des catcheurs comme Hernandez, Abyss et surtout Eric Young ne sortent pas grandis de leurs performances et aucun match n'est pour ainsi dire exceptionnel. Mais dans l'ensemble les matchs ne sont pas mauvais, certains même de bonne facture. Quoiqu'il en soit, les scénarios sont suffisamment étoffée et prometteurs pour faire de Bound for Glory 2009 un événement à la hauteur de sa réputation.
Note générale : 10,5/20
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