Abyss brûle de savoir qui est son adversaire
Genesis, le 1er PPV de la TNA de l'année, est sous-titré "La nuit des premières fois". Et pour cause, bon nombre de chamboulements ont été apportés à la fédération ce soir... Vous n'êtes pas au bout de vos surprises !
A noter que Hulk Hogan a débuté le show en révélant la toute nouvelle Impact Zone, qui ressemble à s'y méprendre à une scène de la WCW au milieu des années 90 : une rampe d'entrée menant directement au ring et empêchant toute interaction avec les fans, un ring désormais à quatre côtés... Malgré le ton jovial empreint d'un discours très porté sur le thème "faire la révolution tout en innovant et en faisant mieux que notre concurrent" par le Hulkster, les fans ont plutôt mal reçu la nouvelle et ont hué - pour une partie d'entre eux - leur nouveau "patron". On commence plutôt mal la soirée...
Championnat de la division X : Amazing Red (C) / Brian KendrickOn nous avait annoncé un match pour le titre de la division, mais l'adversaire du champion en titre restait inconnu jusqu'à ce soir... Et pour cause, c'est une nouvelle acquisition que la TNA nous présente en la personne de Brian Kendrick, ancien champion par équipe à la WWE et dernièrement à Ring Of Honor ou encore Dragon's Gate USA. Le règne d'Amazing Red a été plutôt fade malgré son association avec Don West et ses défenses de titre intéressantes... Verra t-on un changement de champion pour ce premier match ?
Le nouveau venu de la division X effectue son travail habituel qui lui a permis d'être mis en avant en solo à la WWE, à savoir une lutte certes terrestre mais mêlant parfaitement agilité et technique, avec un savant dosage de prises de soumission et de High Kicks. Kendrick s'en prend essentiellement à la jambe gauche du champion. Pour sa part, Red ne place que quelques contres salvateurs mais toujours aussi impressionnants, comme ce saut périlleux de la troisième corde vers son adversaire situé en-dehors du ring.
Bien que dominateur sur l'ensemble, Kendrick se laissera surprendre sur une des rares opportunités d'Amazing Red avec un Code Red exécuté par-dessus la troisième corde, de l'extérieur vers l'intérieur du ring (oui, je vous conseille plutôt de voir le mouvement par vous-même, car c'est assez délicat à décrire...). Contre mes attentes, Red garde la ceinture de champion de la division X, Kendrick n'étant pas véritablement parvenu à établir un impact digne de ce nom, en dépit d'un match solide de sa part et de son adversaire.
Que retenir du combat, dans ce cas ? Probablement rien, preuve en est le scénario inexistant ayant précédé ce match. Je n'aurais pas été contre ne serait-ce qu'un petit segment en coulisses où le champion se serait fait interviewer quant à ses pensées vis-à -vis du fait de se préparer à un combat où il ne connait pas son adversaire... Cela aurait pu être un minimum. Par conséquent, le public aura beau eu être réceptif aux catcheurs, ces derniers nous avoir offert un minimum de spectacle et de technique, le fait est que le début de Genesis cuvée 2010 repartira très rapidement aux oubliettes...
Le top : Pas de Don "regardez-moi, j'existe" West aux côtés du champion en Pay Per View. Et rien que ça, c'est une bonne nouvelle !
Le flop : Non mais c'est quoi ce thème d'entrée choisi pour Kendrick, semblant de dérivé d'un air de musique classique bien connu ?
Vainqueur : Amazing Red ; Note : 8/ 20
Sean Morley / Daniels Morley débarque en premier sur le ring et entame un discours plus ou moins habituel pour ceux qui l'auraient suivi à la fin des années 90 à la WWE. Pour autant, les fans de la TNA reçoivent mal le bonhomme et chantent d'entrée un "We want wrestling" cinglant, tandis que Daniels est acclamé malgré ses insultes envers son rival et... le public.Peut-être le public montre t-il son support pour le Fallen Angel qui, après une magnifique rivalité face à AJ Styles pour le titre suprême de la compagnie qui s'est achevée à Final Resolution, est plus ou moins obligé de faire face à un catcheur peu en vue pendant une décennie à la WWE, le tout ayant été mis en place... La semaine dernière, suite à une brève altercation entre les deux.
Pour ce qui est du match en lui-même, on ne peut pas dire qu'il déçoit dans la mesure où l'on a conscience que les deux hommes n'ont du avoir que très peu de temps pour préparer leur combat. Le Fallen Angel s'avère être incroyablement technique durant son opposition, rivalisant d'ingéniosité dans ses prises de soumission à chaque opportunité. Pour autant, son adversaire me surprend dans le bon sens du terme : là où je ne m'attendais qu'à le voir exécuter quelques coups de poing, voici qu'il exécute sa plus belle gamme qui a fait sa réputation prometteuse il y a 10 ans de cela : Half Nelson Slam, Russian Legsweep, Spin-Out Powerbomb...
...Dommage que le tout manque de fluidité, d'autant plus que le support infaillible de la foule présente ce soir envers le heel du match montre bien que quelque chose cloche dans cette organisation, et ça dérange, tout simplement. Malgré tout, c'est bien le nouveau venu qui sortira vainqueur avec son Money Shot (pour l'instant sobrement appelé Big Splash par les commentateurs), son finisher ayant été quelque peu saboté. Au final, pour Daniels comme pour Morley, j'aurais préféré mieux : on ne peut pas dire que le chéri de ces dames puisse se faire apprécier des fans de la TNA en battant d'entrée de jeu un catcheur considéré comme l'un des meilleurs de la fédération quand on connait le peu de titres qu'a pu glaner celui qui était anciennement connu sous le nom de Val Venis et qui n'était pas nécessairement au mieux de sa forme jusqu'alors...
Le top : Malgré ses 38 ans et plusieurs années passées en toute transparence, force est de constater que Sean Morley tient encore la forme. Tant mieux...
Le flop : ... Pour lui. Car pour nous, la pilule a du mal à passer : sérieusement, fallait-il lui offrir la victoire face à Daniels ? On ne compte quand même pas en faire un main eventer ?
Vainqueur : Sean Morley ; Note : 8 /20
2 Out Of 3 Falls pour le championnat féminin : ODB (C) / TaraEntre ODB et Tara, le cœur du championnat féminin balance : qui choisir ? Il fallait donc bien un match de ce type pour mettre une bonne fois pour toutes les points sur les i et déterminer qui était digne de capturer ce titre, et pour un peu plus d'une semaine. S'il vous plaît.
Ne tournons pas autour du pot, je suis une nouvelle fois déçu par ces deux catcheuses pourtant individuellement douées. A croire que ça ne colle pas entre elles. Rien n'y fera donc, je n'ai toujours pas accroché à leur prestation, et la courte durée du combat pour ce qui est censé être un match en regroupant deux voire trois à l'intérieur n'y aide certainement pas. Ainsi Tara effectue le premier tombé après un rapide roll-up au bout de trois minutes, tandis que les échanges commençaient à prendre de l'intensité.
Par la suite, le rythme retombe avant d'offrir quelques belles manœuvres par saccade, la grande majorité étant à mettre au crédit de la challenger. ODB, pour sa part, semble avoir des problèmes... D'implants mammaires, ce qui pourrait expliquer sa passivité inquiétante. Du coup, c'est Tara qui en finit rapidement peu avant la marque des dix minutes grâce à un Widow's Peak, capturant de nouveau le titre.
Malgré un scénario correct ayant établi cette rivalité, l'ensemble du match est donc moyen sur tous les bords, que ce soit le spectacle offert, la réaction du public ou encore la qualité des prises effectuées. Il ne reste donc plus qu'à espérer que le titre féminin trouve un peu de solidité avec Tara désormais, elle qui est maintenant trois fois championne sans jamais avoir cumulé un mois de règne.
Le top : Tara de nouveau championne... Qui l'aurait cru il y a neuf mois de cela alors qu'elle avait annoncé sa retraite des rings ? Le flop : Performance d'ODB à oublier d'urgence, à la fois pour la catcheuse comme pour nous. Je ne sais pas si elle est blessée ou si elle est tout simplement passée à côté, mais vivement qu'elle se reprenne en main !Vainqueur : Tara ; Note : 8 / 20
Championnat du monde par équipe : Morgan & Hernandez / British Invasion (C)Le duo britannique, peu en vue depuis leur belle victoire face aux Motorcity Machine Guns à Final Resolution, auront fort à faire face à la puissance combinée de Matt Morgan et Hernandez, qui a tout simplement effectué une démonstration de force - et de facilité - ces deux dernières semaines.
Tandis que le public commence à mettre une bonne ambiance, les champions se retrouvent comme attendu en difficulté face à la puissance de leurs adversaires. Pour autant, ce déséquilibre va vite refroidir les fans, peinant à supporter les actions des faces. Bien que la British Invasion tentera par moment d'user de la ruse pour placer quelques attaques efficaces, ce ne sera pas assez pour mettre à mal la paire Morgan / Hernandez qui poursuit son travail de force et visuellement attrayant.
Histoire de mettre un terme aux débats, un simple Carbon Footprint fera l'affaire, ce dernier n'ayant pas vraiment touché un Brutus Magnus ayant anticipé bien trop tôt l'attaque en commençant à tomber avant le contact. Dans un combat certes sympathique mais quelconque, nous avons donc sans trop de suspense de nouveaux champions du monde par équipe.
Le top : Premier titre sur le circuit professionnel pour monsieur Morgan. Il était temps !
Le flop : Révélé dans la division par équipe, Hernandez a été mis en avant en solo avant de se trouver un nouveau partenaire. Malgré le prestige du titre, cela sonne comme un échec pour moi.
Vainqueurs : Matt Morgan & Hernandez ; Note : 8 / 20
D'Angelo Dinero / Desmond WolfeQuand deux catcheurs sur la pente ascendante se rencontrent, on ne peut qu'espérer de belles choses ! D'Angelo Dinero et Desmond Wolfe s'affrontent donc dans un match-revanche d'un épisode d'Impact qui était déjà fort prometteur.
Wolfe effectue son entrée en premier, et force est de constater qu'on lui donne de plus en plus d'importance en lui offrant une nouvelle tenue, une mise en scène prolongée et une demoiselle pour l'accompagner. Pour ma part, je n'ai malgré tout pas vraiment apprécié toute cette chorégraphie, franchement lourde à mon sens et à la limite de sortir du cadre du rôle du britannique, jusque-là jamais dans l'excès visuel. N'est pas Rick Rude qui veut !
Cela étant dit, Wolfe prend rapidement l'ascendant en ce début de combat, profitant de son avantage technique sur son rival. Dinero doit donc réellement hausser son niveau pour enfin mettre en difficulté l'ancien champion de ROH, grâce à notamment quelques manœuvres que l'on n'avait pas vu depuis un bout de temps, en atteste cette très belle Spike Suplex demandant un énorme travail abdominal de la part des deux personnes impliquées.
Après une quantité monstrueuse de contres et de manœuvres fracassantes, Wolfe obtient une victoire juste sous la barre des quinze minutes après l'un de ces très gros Lariat dont raffolaient les fans de ROH il y a quelques années de ça déjà . Au final, voilà un combat très solide, avec un Wolfe toujours aussi doué techniquement qui a permis à son adversaire du jour de briller et de montrer une bonne partie de son talent qui n'était pas toujours mis en évidence à la WWE ou encore ces dernières semaines.
Le top : Il y a des catcheurs qui, naturellement, permettent d'élever le niveau de leurs adversaires sur un match donné. On peut citer dans cette catégorie Shawn Michaels, Kurt Angle... Et Desmond Wolfe aussi. Il vient de nous le démontrer en mettant Dinero sur orbite !
Le flop : Un scénario solide en trame de fond pour ce match n'aurait pas été de refus. Pourquoi pas ne pas avoir mis en évidence quelque chose opposant la froideur de Wolfe à l'excentricité du Black Pope ?
Vainqueur : Desmond Wolfe ; Note : 15 / 20
Beer Money Inc / The BandPlus ou moins à la dernière minute, Scott Hall s'est fait remplacé par Waltman. Devant les caméras, cela s'est joué au "Pierre, ciseaux, feuille" afin de savoir qui sauvera la place des deux compères de Nash. En réalité, on entend parler d'une blessure de Hall à l'aine, ou encore qu'il aurait supplié les dirigeants de le remplacer, réalisant soudain qu'il n'était plus dans sa forme physique d'antan, effectuant-là un petit complexe. Prenez la rumeur qui vous plaira, cela ne change pas grand chose au final !
Le nouveau groupe à la sauce nWo se nomme donc sobrement The Band et fait face à Beer Money. Probable résultat d'un manque de préparation, le match est ultra-conventionnel et nous fait subir d'affreuses lenteurs, en particulier quand Kevin Nash est sur le ring. Qui a dit surprenant ? Malgré le niveau affiché, le public est pour sa part assez réactif et pro-Beer Money. Cela sauve de peu le match d'une noyade certaine, car force est de constater que quatre apprenti-lutteurs de l'école de Ring Of Honor auraient probablement mieux fait, et on aurait pu leur pardonner certaines approximations, eux.
Scott Hall débarque en plein milieu du combat et... S'en prend à quelqu'un assis au premier rang parmi les fans, perturbant considérablement ses partenaires, Waltman tentant de le stopper et Nash regardant perplexe depuis le ring alors qu'il préparait son finisher. Ce laps de temps permet à Storm de placer un Superkick et à Roode de contrer avec un tombé rapide pour la victoire des Beer Money.
Le top : Finalement, le jeune tandem n'aura pas été décrédibilisé face aux vieux loups de mer, ouf !
Le flop : A quoi sert cette intervention de Scott Hall, nom de Dieu ?
Vainqueurs : Beer Money ; Note : 7/20
Abyss / Mr AndersonTandis que le match initial devait opposer Abyss à Lashley, on apprend en début de soirée que le nouveau heel a refusé de combattre ce soir pour ne pas donner de l'argent facile à la TNA sur son dos. Et afin de confiner cette décision, Abyss s'en prend à Lashley et l'assomme dans le bureau de Hogan entre deux matchs. Pour autant, le nouveau patron ne se démonte pas et conseille Abyss de rester prêt., car il a une solution de rechange pour le Monster...
Ce remplacement s'avérera être... Mr Kennedy Anderson ! Il semble donc que l'ex-catcheur de la WWE (oui, encore un autre) soit la fameuse acquisition présentée comme majeure. Bon, assurément, l'homme bénéficie d'une certaine popularité sur Internet, mais je ne crois pas que ce catcheur ait l'aura suffisante pour changer la face de la compagnie, contrairement à ce que pourrait faire par exemple un Jeff Hardy si les évènements viennent à s'améliorer pour ce dernier...
Anderson est acclamé pour son discours d'entrée, très amusant - notamment vis-à -vis des références à son passé à la WWE - et digne de sa réputation. Très paradoxalement, le public qui scandait son nom avant le début du match l'appellera très rapidement Mr Overrated (monsieur sur-estimé). Peut-être que la qualité du match y a joué un rôle... En effet, non seulement le rythme du match a de quoi rendre une course d'escargots attractive mais nous avons droit à quelques ratés, le Neckbreaker d'Anderson arrivant en tête de liste.
Une chaise vient rapidement entrer dans la danse, mais personne ne parvient par à l'utiliser. Tant mieux, car il est nécessaire de rappeler que ce match est un match classique (et pour une fois, pas d'annonce de dernière minute visant à déclarer que le combat s'effectue sans disqualification). Abyss peine toujours autant à s'affirmer dans un combat sortant du cadre Hardcore, et l'absence de préparation on ne peut plus évidente de ce combat empêche d'offrir des passages intéressants, les deux catcheurs n'ayant probablement jamais eu l'occasion de s'affronter auparavant, même sur le circuit indépendant.
Anderson sort un coup de poing américain de son slip pendant que l'arbitre tente une nouvelle fois d'empêcher Abyss d'utiliser la chaise, permettant au natif de Green Bay de frapper illégalement le Monster et d'obtenir la victoire.
Le top : Un homme capable de très bonnes promos...
Le flop : ...Mais qui comme ce soir ne sait pas toujours joindre le geste à la parole. Vraiment, je n'arrive pas à me décider sur le bien fondé de la signature de Mr Anderson. Le temps m'aidera probablement !
Vainqueur : Mr Anderson ; Note : 5/20
Championnat du monde poids lourd : AJ Styles (C) / AngleAprès un très bon main event de l'Impact du 4 janvier, la Wrestling Machine et le Phenomenal One remettent ça ce soir, ce match représentant la dernière chance pour Kurt Angle tant qu'AJ Styles sera champion. Aura t-on droit à un combat de la même qualité ?
Le match commence doucement. Très doucement. Trop doucement diront certains, mais je n'irai pas jusque là . Tout est question de réceptivité de la psychologie instaurée, et il est clair qu'à quatre heures du matin heure française tout le monde n'est pas à 100% de sa forme... Et si vous n'êtes pas sensible au crescendo mis en place, vous avez probablement été déçus par ce combat. Première phase à l'avantage d'Angle, réponse de la part de Styles puis épreuve de force très old-school, comme au meilleur de la forme d'Hogan et de l'Ultimate Warrior, avec ensuite de nombreux enchaînements au sol typique de l'univers de la lutte... C'est simple, clair et net, les deux lutteurs nous racontent une belle histoire sur le ring.
En dépit du scénario assez peu évolué, le match se suffit donc à lui-même - une fois n'est pas coutume - pour nous mettre dans le bain. Ne reste plus qu'à apprécier l'excellence d'exécution des prises effectuées, l'intelligence tactique mise en place, la concentration dans les regards, l'intensité dans les gestes, autant de petites choses qui sont un vrai régal pour qui aime s'attarder sur les petits détails d'un match. Et s'il fallait encore le prouver, ce main event montre à quel point AJ et Kurt sont de grands professionnels, ne laissant rien au hasard lorsque les enjeux sont élevés.
Le public ne répond que par intermittence à ce qu'il voit, n'étant souvent réceptif qu'aux séquences spectaculaires du match et, disons-le, elles ne sont pas si nombreuses... Il n'y aura pas cette fois-ci quatre tentatives de Styles Clash, cinq Angle Slam, deux Frog Splash et deux autres Springboard 450° Splash. On notera toutefois que l'ex-leader de la Main Event Mafia a usé du finisher de son rival, tandis que le champion en titre en a fait de même avec le Slam patenté de son adversaire !
Ric Flair arrive alors au bord du ring pour supporter son nouveau protégé. Il ne lui adressera toutefois pas une fois la parole, se contentant d'assister au combat entre deux des meilleurs lutteurs au monde de ces derniers temps. Kurt Angle parvient alors à verrouiller son Ankle Lock et à se placer au centre du ring, ne laissant visiblement pas le choix à AJ Styles : il doit abandonner ! Pourtant, un imprévu se déroule au moment où le champion rend les armes : l'arbitre se fait sortir du ring par... Le Nature Boy !
Dans la foulée, la légende du catch apporte la ceinture à Styles qui hésite quelques instants puis s'en sert pour frapper Kurt Angle... Le vent tourne ! Dès lors, l'arbitre se fait ramener sur le ring par Flair, et valide le tombé par un compte de trois. Styles garde son titre, et il semblerait que Flair ait eu une grande influence sur lui ces dernières semaines. Et pour cause, en l'espace de quelques secondes, l'homme vient de devenir heel d'une façon souvent positive, avec un moment "choc" que nul n'attendait... Après Jarrett / Angle l'an passé, Genesis nous offre un autre classique !
Vainqueur : AJ Styles ; Note : 18/20
Le top : Bien qu'ayant conscience que la lenteur du crescendo a du déplaire à plus d'un, j'ai tout simplement savouré chaque instant des trente minutes de ce combat, racontant une véritable histoire sur le ring en parallèle de celle qui avait été établie ces dernières semaines.
Le flop : Cela nous ferait donc un heel... De plus. En prenant en compte Samoa Joe, Daniels, Desmond Wolfe et Lashley, cela fait beaucoup de heels majeurs face à un Kurt Angle plutôt esseulé. Si le passage heel du champion se confirme donc, il serait nécessaire à mon sens de rendre face l'un des catcheurs ci-dessus...
ConclusionA l'évidence, la TNA peut remercier ses deux main eventers de sauver le Pay Per View d'une déception quasi-totale grâce à une demie-heure de pur régal pour les amateurs de catch old-school. Sans ce dernier combat, donner la moyenne au show relevait de la pure utopie. Les récents bouleversements laissaient augurer de belles choses pour la fédération, mais la précipitation des évènements a à assurément nui à tous les acteurs impliqués. Ainsi, Hogan n'est pas si acclamé que ça en raison de certaines décisions controversées, Morley n'a certainement pas bénéficié de sa victoire face à Daniels, tandis que les arrivées "surprise" de Kendrick et Anderson ont primé sur la qualité de leur match respectif.
Hormis le dernier match et les performances de Wolfe et Dinero, le catch avait donc un goût bien fade ce soir, la priorité ayant visiblement été donnée au visuel, au divertissement et à l'aguicheur. Il se peut que les dirigeants aient eu raison concernant ces différentes décisions médiatiques, mais ce n'est certainement pas ce que j'attends de la rivale de la WWE. En se rapprochant d'elle, la TNA prend étonnamment des allures (trop) similaires de la fédération de Stamford, et ce n'est pas à mon goût. Mais qui sait, peut-être que son gain de popularité donnera raison à Dixie Carter !
Je retiendrai malgré tout la décision de rendre AJ Styles heel, véritable coup de poker qui pourrait faire des merveilles au Phenomenal s'il s'avère être payant. Non seulement on nous a offert un main event fabuleux, mais il pourra rester dans les mémoires à travers le temps grâce au véritable choc fourni en conclusion. Avec Ric Flair en tant que manager, on peut penser que le champion actuel est sur la bonne voie : imaginez s'il obtient des réactions de la foule similaire à celle d'un Triple H leader d'Evolution au début des années 2000 !
Note générale : 11/20
Popularity: 25% [?]



