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Wolfe, sous l'œil attentif du sosie d'Hernandez

Après un Genesis relativement décevant, on pouvait s’attendre au pire avec Against All Odds, un PPV présenté comme une simple étape avant Lockdown, qui lui se verra doté de très belles affiches à en croire l’importance qu’on lui accorde en haut lieu… Mais revenons à nos moutons et à ce PPV de transition, avec Tombstone aux manettes !

8 Card Stud tournament : Desmond Wolfe vs The Pope

On commence sans surprise avec le tournoi pour désigner le prochain challenger numéro 1 au titre suprême. Ce sont deux rivaux qui nous ravissent à chacune de leurs confrontations qui donnent le départ. Desmond Wolfe avec sa ravissante accompagnatrice Chelsea arbore un style footeux cette fois (normal pour un Anglais). D’Angelo Dinero est clairement l’un des top faces de la compagnie vu les acclamations des fans et les panneaux  "Pope’s congregation" dans le public. C’est beau l’amour ! (Saint Valentin oblige) Le match commence de fort belle manière avec un Wolfe toujours aussi virtuose techniquement, mais aussi innovateur : j’ai adoré cette corde tendue puis relâchée pour fouetter le visage du Pope, par exemple ! Domination nette et sans bavure de l’Anglais mais qui n’arrive pas à placer le Tower of London… Dinero va alors effectuer un come back en demi-teinte. J’entends par-là qu’il place ses meilleurs mouvements (tel ce magnifique neckbreaker sur Wolfe assis sur la deuxième corde) en faisant bon usage de ses excellentes aptitudes athlétiques, mais entre deux prises, le Pope semble manquer de vigueur et de conviction dans ses coups et le résultat n’est pas des plus probants. Peut-être s’économisait-il ? En tout cas, le final voit une esquive de Dinero sur une charge de Desmond dans le coin, le Pope saute sur l’occasion pour placer son D’Angelo Dinero Express et plante ses genoux dans le dos du technicien anglais pour obtenir la victoire. Un opener satisfaisant mais avec des passages assez mollassons dus au Pope.

Top : Une belle ambiance, les délicieux gris-gris de Wolfe…

Flop : Un passage faiblard en milieu de match de la part de Dinero.

Note : 12/20

8 CST : Hernandez vs Matt Morgan

Face contre Face, partenaire contre partenaire, champion par équipe contre champion par équipe, powerhouse contre powerhouse… la TNA aime les jeux de miroir ! Les deux colosses jouent sans surprise des biscotos en ce début de match placé sous le signe du respect mutuel et de la camaraderie (les deux coéquipiers se touchant les poings avant de démarrer les hostilités). Chacun tente de faire tomber l’autre à terre, le Blueprint y parviendra le premier avec une charge mais Supermex réparera l’affront d’un slingshot shoulder block. Après ça, les deux hommes nous sortent du classique avec leurs signature moves respectifs… (quel vertical suplex de malade et bien maintenu par Supermex sur le DNA of TNA !!!) Soudain, alors que Morgan se retrouve à l’extérieur du ring, Hernandez effectue son suicide dive sur lui par-dessus la 3ème corde et c’est le tournant du match. Primo, Hernandez se blesse à l’épaule (kayfabe) lors de la réception, deuxio, avec cette nouvelle rampe surélevée, ce mouvement si spectaculaire de Supermex perd atrocement de sa superbe ! Morgan revient dans le ring et fait alors preuve d’esprit sportif et de respect de l’adversaire. D’abord, il demande à l’arbitre de ne pas compter Hernandez à l’extérieur, mais il tend les deux câbles supérieurs pour inviter son adversaire à revenir sur le ring. Une fois Hernandez revenu, le match reprend et le Blueprint balance alors son coéquipier dans le coin et ce dernier s’explose l’épaule sur le montant d’acier, un roll up plus tard Morgan avance en demi-finale ! Un joli coup de Trafalgar (ou de péripatéticienne c’est comme on veut) qui n’est pas du goût de Supermex qui refuse l’accolade de Morgan avant de rejoindre les vestiaires. Il y a de l’eau dans le gaz chez les champions par équipe, on dirait… Un match honnête mais qui vaut plus pour son dénouement roublard que sur son contenu intrinsèque.

Top : Le booking et le dénouement surprenant qui voit Morgan duper son partenaire… pour le meilleur ou pour le pire ?

Flop : Un manque de peps et d’imagination dans le reste du match.

Note : 10/20

8 CST : Mr. Anderson vs Kurt Angle

Mr. Anderson est un vrai showman et il le prouvera à plusieurs reprises lors de ce PPV. L’ex Mr. Kennedy est en train de se refaire une santé à la TNA et il est très bien exploité…car il est heel et un excellent heel de surcroit ! Pendant son entrée, c’est la plus grosse heel heat de la TNA qu’on entend, actuellement. De son côté, Kurt Angle bénéficie de la plus grosse pop des fans, top face oblige, mais aussi starpower oblige (surtout avec le heel turn d’AJ). On remarquera le poignet bandé de la Wrestling Machine (une petite blessure ?). Mais venons-en au match : c’est Angle qui prend le début de match en main avec sa technique hors norme, notamment en amenant son adversaire au sol. Bientôt intervient un premier tournant dans ce match… Mr Anderson évite une charge violente de Kurt Angle dans le coin, ce dernier s’encastre sur le poteau en acier. Anderson en profite alors pour s’emparer de la plaque de métal qu’Angle porte autour du cou pendant ses entrées et qu’il accroche justement au sommet du poteau de coin ! Anderson entaille le haut du front du médaillé olympique avec le « bijou » en question sans que l’arbitre ne le voit. Le sang coule et The Cocky Loudmouth concentre ses offensives sur la tête ensanglantée de son adversaire (coups de poing, DDT et collier arrière), avant une timide réaction d’Angle avec un joli belly-to-belly overhead suplex. Mais les tricheries du félon Anderson reprennent… jusqu’à un second souffle de la Wrestling Machine qui place son Angle Slam mais pour un compte de 2 seulement. Il enchaîne avec l’Ankle Lock sans succès. Anderson reprend le dessus et se livre à une vieille ruse de Sioux consistant à enlever la protection qui cache la boucle d’acier dans le coin du ring. Après quelques péripéties, Angle se cognera la tête contre le coin non protégé et subira dans la foulée un Mic Check fatal. Victoire de Misteeeeeeeeer Andersooooon… Anderson ! C’est une petite surprise car Angle partait favori pour ce tournoi aux yeux de la majorité des suiveurs… Mais les tricheries d’Anderson en ont décidé autrement. Un match très bien booké avec une belle histoire et de l’intensité, avec un Anderson de mieux en mieux dans le ring, et de plus en plus hué…et ce n’est pas ce gros crachat sur le corps de son adversaire inanimé qui va faire diminuer la heel heat ! Un grand entertainer, je vous dis.

Top : Un niveau in ring de bonne facture, un excellent booking, un Anderson des grands soirs…

Flop : Un Kurt Angle un peu en retrait… mais c’était fait exprès !

Note : 13/20

8 CST : Abyss vs Mick Foley

L’apprenti face au maître ! Un segment backstage préalable mettant en scène les deux amis et Eric Bischoff nous enseigne que ce match sera sans disqualification. Bonne nouvelle, à mon sens, car ces deux-là sont bien meilleurs dans les matchs avec stipulation. Batte de baseball barbelée, chaise et punaises sont ainsi utilisées. Si Abyss se montre réticent à amocher son ami avec ces objets et préfère se baser sur ses prises puissantes, la Hardcore Legend ne se fait pas prier. Après une domination du Monster qui culmine avec un joli Shock Treatment, Abyss tente un Mandible Claw sur son mentor avec un Mr Socko de son cru mais échoue et Foley mène la danse…n’ayant pas de chaussette blanche, Foley met alors l’arbitre à terre et ôte une chaussure du malheureux avant de s’emparer d’une de ses chaussettes !!! Il l’enfile sur sa main… et Mandible Claw sur Abyss pour le moment comico-fétichiste de la soirée ! Au final, Abyss vaincra avec son Black Hole Slam sur les punaises, exécuté par réflexe plus que par volonté réelle de faire mal. Il enlèvera les punaises du dos de Foley après coup. Victoire du Monster dans un match court et sympa, mais qui sent le déjà vu.

Top : Le vol de chaussette made in Foley et le classique Black Hole Slam sur les punaises.

Flop : Un match qui sent le réchauffé... mais dans le temps imparti c’était difficile de faire mieux.

Note : 9,5/20

Team 3D vs The Nasty Boys

Un fait historique : les Nasty Boys disparaissaient des écrans en 1996… la même année, Bubba Ray et Devon formaient les Dudley Boys. Brian Knobs et Jerry Sags sont deux has been qui ont la chance d’être de bons amis d’Hogan. Ils sont hors de forme, en fort surpoids, ils ne brillent pas par leur talent in ring (à leur top, ils n’étaient déjà pas des foudres de guerre) et sont… vieux et démodés. Ce portrait était dressé avant ce match… et il est d’autant plus véridique et transpirant de vérité après ce match !!!

On s’attendait tous à assister à une horreur immonde, une atrocité pestilentielle, on plaignait déjà la Team 3D… et bien on avait foutrement raison !!! Ce fut lent, moche, mou, pathétique, infâme, putride, écoeurant…dégueulasse. Du catch d’épouvante !!! Knobs est sur le ring une minute, il sort 2 minutes faire une pause pour reprendre son souffle, rouge et boursouflé ! Son compère Sags est bien meilleur et exécute quelques prises basiques mais rien de folichon. Aucune intensité, aucun impact, les coups de pied de Knobs sont des effleurements et des caresses… et ça se voit !!! Pauvre 3D, ils ont dû penser au fait qu’ils devaient perdre ce match pour se couper l’envie de rire… Mais le pire restait à venir, alors que l’équipe 23 fois championne du monde reprend le dessus sur les deux antiquités et semble en mesure de mettre fin à la farce insoutenable, voici venir un casque multicolore qui atterrit dans les mains de Sags qui s’en saisit pour assommer Devon avec pour la victoire. WTF ??? Un fantôme se révèle alors aux abords du ring, le fournisseur du casque n’est autre que « The Mouth of the South », Jimmy Hart !!! D’accord, Hart était un excellent manager… mais dans les années 80 et début des années 90 !!! Un tel personnage avec son look atypique, sa voix fluette insupportable et son comportement de hamster sous ecstasy et acide vont faire tâche en 2010. Oui, mais voilà, c’est un ami très proche de Hogan… encore un ! Là, ça commence à faire beaucoup et ça m’énerve… encore heureux qu’il ne s’agisse que d’un manger qui ne catchera pas. Ainsi, l’horreur fut totale : un match atroce, une victoire des Nasty Boys (ce seul groupe nominal suffit à provoquer le dégoût) et un retour improbable et superflu pour couronner le tout !!! (ndlr : excusez-moi, il faut que j’aille vomir…)

Top : Le Wazzup et le 3D sur ces abominations que sont Sags et Knobs, c’est tout.

Flop : Heu…tout le reste ! Le simple fait d’avoir organisé ce match ou le fait d’avoir signé les Nasty Boys constitue déjà un flop abyssal.

Note : 2/20

8 CST demi-finale : The Pope vs Matt Morgan

Qui sera le premier finaliste ? Le Blueprint fait parler sa force et domine allègrement les débats, à tel point qu’il reprend ses vieilles habitudes de heel en jouant la carte de la décontraction et de l’arrogance. Il joue avec la foule et prend des postures prétentieuses après chaque prise portée sur le Pope. Morgan est-il bien Face ? Bientôt, un Dinero plus en jambe que lors de son premier match réplique et revient dans le combat avec quelques jolis coups… Morgan reprendra l’ascendant en fin de match mais pêchera par orgueil : son Carbon Footprint sur Dinero dans le coin est esquivé et sa jambe est coincée sur le sommet du turnbuckle. Le Pope en profite pour placer un ENORME D’Angelo Dinero Express sur le géant et obtient sa place en finale pour le plus grand bonheur du public. Une opposition de style ultra classique, brève et sobre, mais qui se laisse regarder.

Top : La décontraction et la désinvolture affichée par Morgan et ce splendide DDE du Pope en guise de bouquet final.

Flop : Des lenteurs, du classique, rien d’exceptionnel.

Note : 11/20

8 CST demi-finale : Abyss vs Mr Anderson

Lequel du psychopathe de 140 kilos sympatoche ou de la crapule grande gueule à l’égo surdimensionné ira affronter le Pope en finale ??? Comme on se retrouve ! C’est un remake du match de Genesis. Abyss joue de sa corpulence et de son gros gabarit en début de match et Anderson tente vainement de l’amener au sol : son crossbody qui n’a aucun effet, son air déconfit et les mimiques du Monster sont juste tordants ! Face à la puissance d’Abyss, Mr Anderson ne peut rien, par quel moyen va-t-il s’en sortir ? Avec un coup de poing américain comme à Genesis ? Non, il va s’attaquer au genou et à la jambe du Monster tout en s’évertuant à arracher le masque de son adversaire, sans succès. Après un petit retour d’Abyss à la force des bras, the Loudmouth parvient à sonner le Monster : il grimpe sur la deuxième corde et saute sur son adversaire mais se retrouve saisi à la gorge par Abyss ! Chokeslam ? Anderson parvient à déplacer le masque du Monster de façon à l’aveugler et à provoquer la confusion chez lui. Abyss défait son étreinte et Anderson place son Mic Check pour se qualifier pour la grande finale ! Un match plaisant mais qui n’entrera pas dans les annales. Anderson est un peu le MacGyver de la TNA : il se sort toujours des pires situations pour gagner à la fin !

Top : Des situations et des mimiques comiques en début de combat…

Flop : Un match aussitôt vu, aussitôt oublié.

Note : 8,5/20

AJ Styles vs Samoa Joe pour le TNA World Heavyweight championship avec Eric Bischoff en arbitre spécial

La grosse affiche de ce PPV, le match très attendu entre un Samoa Joe en pétard, revanchard et assoiffé d’or et un Styles heel accompagné de Ric Flair, d’ailleurs, AJ arbore des mèches blondes dans sa chevelure et mime les gestes de son nouveau conseiller… le champion achève sa « Flairisation », les amis ! Le match débute avec une grosse présence de Joe qui prend le contrôle du match avec des coups de pieds sautés et des high and low kicks bien « stiff ». Flair a bien formé son nouvel apprenti puisque le Phenomenal One comprend qu’il s’attaque aux jambes de son adversaire et y va d’un fabuleux Dragon Screw qui met Joe au sol. S’ensuit une première tentative de Figure Four Leg Lock d’AJ en hommage à son nouveau mentor mais sans succès. Samoa Joe revient dans le match en projetant AJ à l’extérieur, l’occasion d’un splendide suicide dive. De retour dans le ring, chacun des combattants se fend d’une démonstration d’atémis avant que Joe ne refasse le show avec un fantastique Shining Wizard depuis la troisième corde ou encore un uranagi en contre dont il a le secret. Styles est vexé et assène une pluie de coups sur la Samoan Submission Machine qui fera intervenir Eric Bischoff. C’est dans le dos de l’arbitre spécial alors en grande discussion avec le champion que la vieille canaille de Flair intervient et cogne la jambe de Joe sur le poteau de coin ! AJ, sous les conseils du Dirtiest Player in the Game, cible alors la jambe meurtrie du Samoan et enchaîne deux prises de soumission : un backbridge deathlock et la fameuse Figure Four ! Mais Bischoff fait casser la prise car Flair est venu aider son poulain illégalement à maintenir la prise. Joe se remet et exécute un surpassement qui envoie Styles s’exploser à l’extérieur du ring. Joe revient aux affaires et domine pour une courte durée le combat jusqu’à un Springboard Flying Forearm du Phenomenal suivi de son backflip reverse DDT. C’est le moment du Styles Clash ? Non, car Joe s’en défait pour porter sa Cochina Clutch mais AJ résiste et c’est une souplesse arrière du Samoan qui veut en finir et installe donc le champion sur la troisième corde… pour le Muscle Buster ! Mais voici que Flair agrippe la jambe de Joe, l’empêchant de porter la prise ; Bischoff descend du ring et va dire sa façon de penser au 16 times World Champion. Pendant ce temps, Joe exécute enfin le Muscle Buster et tente le tombé. Bischoff est trop occupé à allonger Flair d’une droite bien sentie pour effectuer le compte. Joe avait match gagné… La suite coule de source : Joe s’en prend à Easy-E et lorsqu’il se retourne, AJ le cueille avec un Pelé kick suivi du Styles Clash. Bischoff compte lentement avec rage et réticence mais valide le tombé. Le champion conserve son titre. Ce fut un bon match avec des passages spectaculaires, comme on en a l’habitude avec ces deux lutteurs d’exception…mais au final, on reste sur notre faim avec un petit goût d’inachevé. On aurait voulu plus, mais le booking était très bon et le jeu entre Flair et Bischoff a tenu ses promesses.

Top : Quatre protagonistes qui sortent leur épingle du jeu chacun à leur manière pour une belle histoire et un match solide et plaisant.

Flop : Joe et AJ nous avaient habitués à mieux par le passé…

Note : 16/20

8 CST finale : The Pope vs Mr Anderson

Avant le match, les deux finalistes sont interviewés mais Dinero se fait attaquer par les deux parias Six-Pack et Scott Hall. Anderson fait son entrée sans problème mais le Pope manque à l’appel. L’arbitre va déclarer son forfait quand la musique de Dinero retentit mettant fin au suspens. Le Pope, qui n’est pas au mieux, se fait alors passer à tabac par Anderson sur la rampe puis à l’extérieur du ring. Le natif de Green Bay ne manque pas l’occasion de faire le spectacle en se moquant des fans et en usant de grimaces. C’est une domination de tous les instants de la part d’Anderson qui maltraite un Pope qui tente de survivre comme il peut, à l’énergie et à l’instinct. Ce dernier essaie de sortir la tête de l’eau par quelques tentatives qui resteront infructueuses, comme un petit paquet ou une série de coups de poing façon boxeur. Anderson maîtrise le combat et impose un rythme lent. L’homme qui est invaincu à la TNA assène des coups vicieux à la tête et aux côtes de son adversaire et use de colliers arrière. Le public est bien présent et encourage le Pope qui fait alors un retour sensationnel avec un german suplex, un running STO, un gros uppercut et il parvient même à placer son DDE sur son adversaire ! Mais Anderson est résistant lui aussi et c’est un compte de deux. L’homme de Green Bay reprend le contrôle du match et se livre à l’impensable, au comble de l’arrogance… il tend sa main vers le plafond et son micro fétiche descend. Oui, c’est bien une petite promo en plein match que se permet d’effectuer Mr Anderson, prévenant les spectateurs qu’ils sont à un Mic Check de connaître le nouveau challenger numéro un au titre. Un culot démesuré qui provoque les huées recherchées, mais il effectue bel et bien sa prise de finition dans la foulée… mais Dinero fait preuve d’une résistance surnaturelle et c’est un compte de deux. Anderson, fou de rage, place un Standing Green Bay Plunge et tente sa Kenton Bomb… soigneusement évitée par le Pope qui esquivera une charge désespérée d’Anderson dans le coin pour placer son DDE vengeur !!! D’Angelo Dinero a su vaincre tous les obstacles pour obtenir la victoire finale. Il met fin à l’invincibilité de Mr Anderson et il affrontera AJ Styles à Lockdown pour le titre suprême. C’est ce qui s’appelle triompher de l’adversité, to win against all odds…tiens, mais c’est le nom du PPV, ça !

Top : Un match prenant à la psychologie intéressante et auquel le public a été réceptif, un final haletant et les facéties d’Anderson sont jouissives !

Flop : Un début brouillon et un rythme lent qui ont nui au spectacle.

Note : 15/20

Conclusion

Un Against All Odds qui lance D’Angelo Dinero dans la cour des grands avec un title shot à la clef, mais qui fait aussi briller Mister Anderson, véritable showman bien parti pour faire une jolie « deuxième carrière » du côté d’Orlando. La TNA parvient à « recycler » deux anciens de la WWE, ce qui peut être considéré comme une petite gifle infligée aux dirigeants de Stanford… Certes, ce PPV n’a pas présenté de matchs exceptionnels comme ses prédécesseurs récents, et nous a même gratifié d’un match atroce (merci les Nasty), mais l’ensemble est loin d’être mauvais et le 8 Card Stud Tournament fut un régal à suivre et a bénéficié d’un très bon booking solide et cohérent. Néanmoins, l’impression générale est d’avoir assister à un Impact ! amélioré plutôt qu’à un véritable PPV, peut-être l’un des inconvénients dus à l’effectif pléthorique de la fédération d’Orlando ? Cette impression se fait d’ores et déjà ressentir puisque le prochain PPV, Destination X, sera exclusivement focalisé sur les jeunes loups de la TNA et sa fameuse X-Division…

Note du PPV : 12/20

Tombstone

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